Boualem Sansal : « Wall Street a rencontré la résurrection de l’islam »


Boualem Sansal : « Wall Street a rencontré la résurrection de l’islam »

Ce lundi 7 mars, l’invité de l’émission « Un Jour dans le Monde« , de Nicolas Demorand sur France Inter, était l’écrivain et essayiste algérien, Boualem Sansal, avec en préalable un titre : « L’Algérie, un pays équivoque« .

N. Demorand a interrogé B. Sansal sur les relations entre l’Algérie et l’Europe et a voulu brièvement revenir sur la polémique autour de l’écrivain Kamel Daoud. B. Sansal n’a pas démenti le fait que les musulmans ont un problème avec les femmes. Et ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que M. Sansal accuse le politiquement correct, refuse que « l’on pense à sa place« . Il a osé dire à l’antenne que l’islam est une religion qui « emprisonne, ne laisse aucune liberté à l’individu », enfin tout ce que nous savons déjà.

N. Demorand a évoqué les viols de Cologne et M. Sansal a confirmé que l’islam étant une religion qui brime toutes les libertés il était inévitable que lorsque des hommes se trouvent à l’étranger ils brisent leurs chaînes. Mais il a eu aussi l’honnêteté de reconnaître que les femmes subissent le harcèlement partout où est implanté l’islam.

Il a ajouté qu’il étouffait en Algérie, par ce manque de liberté sur tous les plans. En lisant le copié/collé ci-dessous qui parle de son livre « 2084« , sorti chez Gallimard, vous pourrez apprécier par vous-même qu’il s’agit d’un homme intelligent et visionnaire, intègre qui déplore fortement que les Européens, l’Occident, se cachent la vérité sur l’islam. L’émission est en post-cast sur France Inter. Chacun pourra l’écoute s’il le souhaite.

On peut enfin se féliciter que cette radio si longtemps aveugle et sourde aux réalités s’ouvre enfin, et peu à peu, à la vérité, même si c’est comme à regret et avec beaucoup de circonspection.

2084, le roman qui imagine l’islamisme au pouvoir en Europe

Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 20/08/2015 à 09:04

L’écrivain algérien Boualem Sansal, dans sa maison, le 17 août 2015, à Bourmedes, à l’est d’Alger. afp.com/Farouk Batiche
L’écrivain algérien Boualem Sansal publie ce jeudi 2084, roman inspiré du 1984 de George Orwell, imaginant le totalitarisme islamique l’emporter en Europe.

La mondialisation va conduire l’islamisme au pouvoir dans une cinquantaine d’années, notamment en Europe, prédit l’écrivain algérien Boualem Sansal qui publie 2084, un roman terrifiant inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell 1984.

« Orwell a fait une très bonne prédiction et on y est toujours », observe dans un entretien à l’AFP l’écrivain de 66 ans qui réside dans la petite ville côtière de Boumerdès, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alger. Selon lui, « les trois totalitarismes imaginés par Orwell (l’Océania, l’Eurasia et l’Estasia) se confondent aujourd’hui dans un seul système totalitaire qu’on peut appeler la mondialisation ». « Nous sommes gouvernés par Wall Street », résume Boualem Sansal. Mais  » analyse l’écrivain qui se dit « non croyant ».

>> Lire: « A ce point, la passivité des musulmans est mortelle »

« Dans mon analyse c’est le totalitarisme islamique qui va l’emporter parce qu’il s’appuie sur une divinité et une jeunesse qui n’a pas peur de la mort, alors que la mondialisation s’appuie sur l’argent, le confort, des choses futiles et périssables », juge le créateur de « Abi » (père), le « Big Brother » islamique, délégué de « Yölah » sur terre.

« L’islamisme se propage aussi en Occident« 

Si 2084, un roman écrit en français qui sort jeudi en France chez Gallimard, est une oeuvre de pure invention, Boualem Sansal estime que « la dynamique de la mondialisation musulmane se met en place ». « Le terrain à observer est l’Europe. Après le monde arabe et l’Afrique, l’islamisme se propage aussi en Occident avec une présence physique de plus en plus visible de barbus, de femmes voilées et de commerces halal », décrit-il. L’écrivain Michel Houellebecq, souligne-t-il, a « fait » la même analyse dans son roman Soumission, où il imagine la France de 2022 gouvernée par un parti musulman.

Dans 2084, Sansal imagine un pays, l’Abistan, soumis à la cruelle loi divine d’un dieu qu’on prie neuf fois par jour et où les principales activités sont d’interminables pèlerinages et le spectacle de châtiments publics. « La peur de Dieu sera plus forte que celle des armes » et « les gens pourront vivre de peu. Ils auront juste besoin de mosquées pour prier, par conviction ou par peur« , résume l’écrivain, dont les propos rappellent le projet mis en oeuvre par le groupe jihadiste Etat islamique en Irak et en Syrie.

Pour l’auteur du Serment des barbares, les Européens « se trompent sur l’islamisme comme ils se sont trompés sur le communisme » et sous-estiment la menace. Notamment à cause de l’autocensure sur la montée de l’islamisme, qui « tue le débat » alors que « le débat c’est comme une plante: si on ne l’arrose pas par la contradiction, il disparaît ».

L’écrivain laisse cependant poindre une note d’espoir en soulignant que « tous les systèmes totalitaires s’effondrent« . « Après le règne de l’islamisme il y aura une nouvelle mondialisation mais je ne sais pas sous quelle forme« , présume-t-il.

« La fin du pétrole conduira l’Algérie dans une situation indescriptible« 
Imaginant le sort de son propre pays en 2084, il reste sombre. « Je ne sais même pas si l’Algérie existera en 2084 sous la forme d’un pays moderne relativement administré » car « la fin du pétrole va la conduire dans une situation indescriptible ».

L’écrivain, honni tant par les islamistes que par le régime, juge par ailleurs « terrifiant » le flux des migrants algériens vers l’Europe et l’Amérique du Nord. « L’émigration est un vrai drame. Elle touche les riches, les hyper-diplômés. Quand elle atteint un certain seuil en volume cela veut dire que le pays ne peut être sauvé« .

Boualem Sansal est jusqu’à présent resté en Algérie, où cet économiste a mené une longue carrière de fonctionnaire, en se souvenant que son pays « était très agréable à vivre » lorsqu’il avait lui-même « entre 20 et 30 ans ». « Après, je n’ai jamais ressenti un besoin suffisamment fort pour me dire: ‘Je fais mes valises, je m’en vais’. J’ai toujours eu la possibilité de voyager. Je peux émigrer à n’importe quel moment ».




Olivia Blanche

"Voir, entendre, communiquer pour mieux lutter - Viscéralement attachée aux valeurs de la France je la défends quand on l'attaque".


8 thoughts on “Boualem Sansal : « Wall Street a rencontré la résurrection de l’islam »

  1. Laurent CLaurent C

    Il est a espérer un sursaut de clairvoyance dans le peuple.
    Souhaitons que le nombre de résistants à cette croyance en un dieu créateur d’une terre plate et autres concepts absurdes, va augmenter.

  2. Pouf

    « L’émigration est un vrai drame. Elle touche les riches, les hyper-diplômés. Quand elle atteint un certain seuil en volume cela veut dire que le pays ne peut être sauvé« .
    Cette remarque est valable pour la France, également ! La jalousie intestine des Français face à ceux qui réussissent détruit les forces vives de notre pays…Combien d’ingénieurs quittent la France ( ingénieurs formés à prix d’or aux frais des contribuables ) et vont enrichir nos voisins ou l’Oncle Sam ?

  3. Chris2aChris2a

    Merci Olivia !
    C’est un littérateur français de cette trempe qui serait bienvenu à l’Académie française !
    Mais ce serait sans compter sur nos éternels dhimmis !

  4. hathoriti

    Si les « prévisions » de B.Salsal se réalisent, l’humanité retournera à l’âge de pierre, puisque l’islam est incapable d’inventer ou de créer quoi que ce soit. De plus, il ne restera pas grand chose de l’humanité après les massacres de masse perpétrés par ces sales connards ! Beau progrès !

  5. Olivia BlancheOlivia Blanche

    Toujours dans la même émission, Nicolas Demorand, a accueilli, jeudi 10 mars, Claude Guibal, (c’est une dame, ce que son prénom ne dit pas)… Elle est Grand Reporter à France Inter.

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