Pas de jouets, pas d’anniversaire, pas d’animaux mais pas de radicalisation pour la cour d’appel


Pas de jouets, pas d’anniversaire, pas d’animaux mais pas de radicalisation pour la cour d’appel

Il reste un domaine où le voile est interdit, au moins, c’est celui des photos officielles…

Travaillant régulièrement avec des musulmanes, j’ai en quelque sorte le privilège de les voir sans le voile sur leurs photos d’identité ! Mais un stratagème a été découvert par certains maris jaloux, comme je l’ai découvert en lisant une décision de la cour d’appel de Versailles du 11 décembre 2014.
Un homme et une femme se disputaient la garde de leur fille de 2 ans et demi. La décision rapporte qu’un kinésithérapeute avait attesté « avoir constaté que la photo de la carte Vitale de [la mère] était occultée par un sparadrap, [le père] se justifiant par la pratique de sa religion » !
On apprend encore pas mal de choses plus ou moins horribles :
– un témoin avait rapporté que le père « avait refusé un cadeau d’anniversaire pour sa fille, en lui expliquant que le prophète ne fêtait pas son anniversaire » ;
– il avait « ajouté que sa foi était en danger en France et qu’il souhaitait partir dans un pays musulman pour y éduquer sa fille selon les lois coraniques ». D’où l’inquiétude de la mère, craignant un enlèvement international de l’enfant ;
– la mère s’était vu interdire d’assister au mariage de sa sœur par son propre mari « car les hommes et les femmes étaient réunis dans une même salle, ce qui était interdit par la religion selon » le mari.
– « Celui-ci interdisait la musique lors de ses visites et il était nécessaire de tirer les rideaux pour empêcher le voisinage de voir sa femme sans voile».
– La belle-sœur « certifie avoir vu le mobile de l’enfant avec la tête des papillons dont le visage avait été coupé et cousus alors que les têtes d’animaux du tapis d’éveil de l’enfant étaient cachés par des morceaux de tissus »

La mère faisait valoir que son mari, « qui n’était pas un musulman pratiquant au début de leur relation, a brutalement basculé dans un islamisme radical en 2010, lui imposant des contraintes sur la base de préceptes religieux, comme le port du niqab, avant qu’elle ne réagisse et se libère de son emprise » et « qu’obéissant à son idéal religieux », il avait imposé « à sa fille des règles strictes et inadaptées ». « Ainsi, elle expose qu’il a banni autour de l’enfant comptines et dessins animés, jouets et peluches à l’apparence d’animaux, qu’il souhaiterait voiler sa fille puis lui imposer le port du niqab, refuserait qu’elle soit scolarisée dans une école laïque et mixte et envisagerait de quitter la France, terre de mécréants, pour emmener l’enfant vivre en terre musulmane en accord avec les principes de sa religion pour lui inculquer les valeurs de la Charia et notamment sa soumission à son époux».

La cour d’appel, invoquant la liberté de conscience, indique alors « qu’il convient cependant de rechercher si l’influence du courant intégriste sur (le père) fait peser un risque sérieux sur l’enfant ». Finalement, la demande d’exercice exclusif de l’autorité parentale formulée par la mère a été rejetée.

Pour les juges de la cour d’appel, malgré ces circonstances, la mère n’a pas rapporté la preuve « du risque d’endoctrinement de l’enfant »…




Maxime

Mon avatar est Justinien car c’est son Digeste qui synthétise le meilleur état du droit romain. Redécouvert au Moyen Age à Bologne, il a influencé le droit français dans bien des domaines, notamment le droit civil contenu principalement dans le Code civil actuel.


9 thoughts on “Pas de jouets, pas d’anniversaire, pas d’animaux mais pas de radicalisation pour la cour d’appel

  1. maury

    Les juges français feraient bien de revoir;leur tablette !Combien d’incohérences comme celle là a provoqué des drames qu’on aurait pu éviter!!!Pauvre petite ,elle va souffrir!!

  2. durandurand

    Encore des juges cocos dhimmis qui font dans leurs frocs à l’idée de condamné le père muzz . Aux muzz tendaient leur la main , ils vous coupent le bras .
    Y a t’il en France , encore des juges qui en ont dans le froc pour appliquer la loi et et faire en sorte quelle soit respectée ! Je me le demande.

  3. Xtemps

    Et tout cela à cause de crétins qui ne veut pas en démordre avec leurs convictions imbéciles dictateurs, que le multiculturel cosmopolite mariage forcé, c’est le bonheur obligatoire pour tous et attention au racisme des fascistes aux pouvoirs.
    Ces gens aux pouvoirs me dégoûte, bande de dégoûtant, fascistes!,Nuremberg! pour eux.

  4. Armor

    nom de nom
    mais qu ‘ils quittent donc tous la France
    nous n ‘en pleurerons pas
    pour ce tas de demeurés ignares et incultes

    pauvres enfants nés de ces gens ..

  5. patriote

    Dans le cas que vous décrivez je pense que les juges devraient se soumettre a une expertise psychiatrique , comment peuvent-ils cautionner de tels comportements envers un enfant , au nom de quoi le père musul a-t-il le droit de briser la vie et de garder dans l’ignorance une enfant ? J’ai connu des pères divorcés Français qui se sont vu interdire la visite de leurs enfants pour beaucoup moins que ça , au motif que leur logement ne comptait pas assez de chambres , d’autres pour un retard de pension alimentaire , certains suite a des accusations mensongères de la part de la mère . Vous voyez , pour un Français il est très facile de se faire enlever ses enfants par cette saloperie de soi disant justice . Et une fois une telle décision rendue , et bien essayez donc d’aller contre ou de faire valoir vos droits ….c’est peine perdue . Certains ne voient plus du tout leurs enfants qui finissent pour certains dans la drogue ou la délinquance suite a ce manque affectif et l’absence d’autorité . Ce genre de chose ne m’est jamais arrivée personnellement , si un juge avait prononcé une telle sentence envers moi je pense que je lui aurais rendu une petite visite . Et dans le cas que vous relatez , il est urgent de retirer cette enfant a l’autorité du père et les  » juges  » ne font rien , quand la responsabilité des  » juges  » sera elle engagée ?? Ils doivent être responsables des décisions qu’ils prennent et arrêter de se cacher derrière une institution qui les protège de toute critique et leur permet de ne jamais rendre compte de leurs actes . Rappelez vous la mascarade après l’affaire du juge burgaud qui a brisé la vie de plusieurs familles , ce juge a été déplacé mais exerce toujours aux dernières nouvelles !

    1. zenoviev

      Je trouve votre article juste !

      Mais il n’apporte rien dans la réflexion. Que la justice en France n’existe pas ON LE SAIT.
      Q’ils ont toutes les droits ON LE SAIT
      Et puis c’est un règlement de compte familial. Si on regard en profondeur ni la mère n’est pas mieux de ce point de vue. Sauf qu’elle défende son bifteck rester en France avec un enfant est le ticket pour le bien être à vie. Une 2ème ou 3ème femme pour un autre et chaque année un gosse ….Voyez-vous cette femme avec l’idée de travailler?
      Moi ça ne m’enflamme pas quand je pense comme vous aux impôts

    2. MaximeMaxime

      Je me suis gardé de critiquer l’arrêt de la cour d’appel que j’ai rapporté et qui a peut-être été l’objet d’un pourvoi en cassation (on peut alors s’attendre à un arrêt de la Cour de cassation, peut-être très prochainement). Je pense qu’aucune critique explicite n’est nécessaire, « res ipsa loquitur », les choses parlent d’elles-mêmes… La cour d’appel a été sensible à la possibilité pour l’enfant de maintenir des liens avec son père. Peut-être l’arrêt sera-t-il annulé devant la Cour de cassation… à suivre donc.
      J’ai découvert par ailleurs, grâce à google, que l’anecdote de la carte vitale est reprise dans un ouvrage paru en début d’année : « Guide du petit djihadiste » de Pierre Conesa http://www.amazon.fr/Guide-petit-djihadiste-Pierre-Conesa/dp/2213700427/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1456517940&sr=1-1&keywords=guide+du+petit+djihadiste

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