Grâce à Hollande-El Khomri et Macron vous allez pouvoir travailler 60 heures par semaine et gagner moins !


Grâce à Hollande-El Khomri et Macron vous allez pouvoir travailler 60 heures par semaine et gagner moins !

Lorsqu’une entreprise souhaite «préserver l’emploi» en cas de problèmes économiques ou développer l’emploi pour conquérir de nouveaux marchés, elle pourra moduler librement le temps de travail et le salaire des employés pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. Il faudra en principe l’accord des salariés, mais ceux qui refuseront pourront être licenciés pour «cause réelle et sérieuse».Une situation moins favorable pour eux: lorsqu’un salarié refusait jusque-là des modifications de son contrat, c’est le cadre du «licenciement économique», beaucoup plus favorable, qui était appliqué.

Ce qui se prépare est monstrueux et remet carrément en cause certains acquis datant de 1936 !!!

En effet, le salarié se trouve soumis au marché, aux objectifs de développement (conquérir de nouveaux marchés) et donc aux soucis de gain pour les actionnaires, ainsi qu’aux difficultés économiques.

Comme l’avait prévu notre ami Hoplite lors de l’exemple des ouvriers d’Hambach contraints de travailler 39h payées 37, la dérégulation se met en place, au nom de la rentabilité de l’entreprise.

http://resistancerepublicaine.eu/2015/12/18/menaces-de-delocalisation-les-ouvriers-dhambach-vont-travailler-39-h-payees-37/  

Il est clair que le chômage et la concurrence déloyale des immigrés font des salariés des serfs corvéables à merci.

Je parlais de 1936, et voici même que l’on peut évoquer le spectre d’avant 1789 et de l’exploitation outrancière des vilains et autres serfs…

Extraits de l’article du Figaro déjà cité ci-dessus

La future loi Travail portée par Myriam El Khomri pourrait bien être particulièrement favorable aux entreprises et remettre en cause, de fait, les 35 heures… tout en réaffirmant officiellement leur principe. Le quotidien Le Parisien- Aujourd’hui en France s’est procuré l’avant-projet de loi, un texte de 105 pages et 47 articles, et livre les principaux points d’un paquet législatif qui promet de faire débat. Il s’agit d’un premier texte, qui devra ensuite passer en comité interministériel, avant d’être présenté en Conseil des ministres le 9 mars prochain et devant le Conseil d’État.

• Vers la semaine de 60 heures?

Si la semaine de travail reste à 35 heures (autrement dit, la majoration horaire se déclenche à la 36ème heure), la durée maximale hebdomadaire pourra être portée à… 60 heures! Il faudra pour cela justifier de «circonstances exceptionnelles» certes, et obtenir un accord au sein de l’entreprise, mais il ne sera plus nécessaire, comme c’est actuellement le cas, de demander une autorisation à la Direction du travail, ce qu’elle n’accorde d’ailleurs quasiment jamais.

» LIRE AUSSI: Les Français font plus d’heures supplémentaires que les autres

• Des accords par référendum

Si le principe de la validation d’un accord d’entreprise par les syndicats n’est pas remis en cause, les organisations signataires devront représenter au moins 50% des suffrages lors des élections professionnelles (contre 30% aujourd’hui). Si les syndicats majoritaires ne valident pas l’accord, des organisations syndicales pourront demander la tenue d’un référendum. Et si le résultat du vote indique qu’une majorité de salariés est en faveur de l’accord, les syndicats ne pourront pas s’opposer à sa validation.

» LIRE AUSSI: Myriam El Khomri veut développer le référendum d’entreprise

• Astreinte non travaillée = repos

La loi prévoit qu’un salarié dont les fonctions exigent qu’il soit d’astreinte (restant à son domicile ou à proximité de son lieu de travail, sans travailler, mais potentiellement à disposition de son entreprise en cas de d’urgence) soit considéré comme ayant passé un temps de «repos» s’il n’a pas été sollicité au cours de cette astreinte. Le sujet est sensible: le Comité européen des droits sociaux, s’appuyant sur la Charte sociale européenne considère que si l’astreinte peut être moins payée, si elle n’a pas abouti à une intervention, elle doit être prise en compte comme du temps de travail effectif.

• Apprentis: faciliter l’allongement de la durée du travail

La loi veut permettre un allongement de la durée de travail d’un apprenti à 40 heures hebdomadaire (contre 35 actuellement) et 10 heures par jour maximum (contre 8 actuellement). Cela était déjà possible avec l’accord de l’inspection du travail et d’un médecin du travail. Cette formalité ne sera plus nécessaire (même si les deux organismes devront être «informés»).

» LIRE AUSSI: Apprentissage, vers plus de souplesse pour le temps de travail

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/02/17/20002-20160217ARTFIG00113-semaine-de-60-heures-indemnites-plafonnees-les-mesures-chocs-de-la-loi-travail.php?redirect_premium#xtor=AL-155-[facebook

Bref El Khomri-Hollande-Macron font d’une pierre deux coups. Ils se mettent dans la poche et les musulmans et le Medef et ses nombreux adhérents…

 




Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


16 thoughts on “Grâce à Hollande-El Khomri et Macron vous allez pouvoir travailler 60 heures par semaine et gagner moins !

  1. gaudet jean michel

    à 60 heures par semaines ! cela signifie que la vie familiale ou sociale n’existera plus. Dans la mesure ou les salariés n’obtiendront pas une rémunération horaire différente, le gain mensuel risque effectivement d’être assez négligeable , pour des sacrifices personnels , vraiment importants .

    Le seul avantage à un tel systéme serait la préservation de l’emploi, mais cet élément n’est lui même non garanti , car nous avons vu ces derniéres années des sociétés faisant pression sur leurs salariés dans le domaine de la rémunération horaire ou le temps de travail avant de …Mettre la clé sous la porte et se délocaliser en orient , sans crier gard et prévenir personne, du jour au lendemain !

    Dans la mesure ou le temps de travail serait augmenté, je recommande aux partenaires sociaux de demeurer fermes sur le montant du salaire horaire, afin que les évolutions de législations , n’impactent pas trop la rémunération mensuelle des employés !

    Mais surtout comprenons que la réforme du code du travail, certe un temps soit peu trop complexe, est un faux prétexte pour les patrons se refusant à embaucher . En effet un directeur d’entreprise table avant tout , sur l’importance du carnet de commande de sa société , et en fonction de cela décide ou non de prendre de nouveaux employés , indépendamment du contenu du code du travail, qui en l’espèce devient fort secondaire .

    Prenons donc conscience qu’en Angleterre et en Allemagne , bien des employés font des horaires par semaine impressionnants , tout en touchant des salaires les ramenant ;;;;;;En dessous du seuil de pauvreté !

    Actuellement l’Allemagne , grand pays dont la puissance économique fait l’admiration de tous , se retrouve avec des foules de salariés pourtant travailleurs courageux , ….Mais dont on ne sait plus comment dissimuler l’indigence évidemment scandaleuse !

    Il est possible que le temps de travail soit trop peu élevé, mais comment ne pas voir en Macron , l’homme d’affaire révant de ramener la populations françaiseS , au niveau des masses désormais paupérisées d’outre Rhin ou d’outre Manche !

    Donc Macron à priori ne travaillerait pas pour le bien public général , bien au contraire !

    1. coco

      Pas sûr cher Jean Michel…. Parce que les patrons savent très bien que si les salaires sont trop bas, ils n’y aura plus de clients pour acheter ce qu’ils vendent.
      Et peut-être que nous allons voir émerger des patrons-résistants qui sait….

  2. coco

    Ca va être un cauchemar pour les patrons….. Il va falloir négocier la moindre décision avec les syndicats, et en plus organiser des référendum, et puis encore prendre en charge les déclarations fiscales des salariés avec la mise en place des prélèvement à la source. Ceci va finir d’achever nos PME « made in France » qui sont déjà bien agonisantes.

  3. ozone

    Coco

    Ce que vous dites va surtout plomber les PME qui vivent en majorité du marché intérieur,et dont tous s’en foutent,a commencer par le MEDEF

    En tous cas,en plus de détruire la vie social,tous ce fatràs ultralibéral va créer encore plus de chômeurs,en effet,pourquoi une entreprise va payer 100 salariés alors quelle va pouvoir faire le même boulot avec 80,?,et tout cela de façon plus souple qu’avec 100;

    Qui sera résponsable des accidents du travail causés par la fatigue et la lassitude d’une journée sans fin,puisqu’il faudra mettre dans le compte les temps de transport
    Et puis le cout pour la collectivité des « burn-out » supps?

    Il y a quelques année on a entendu parler d’une « maladie » au Japon qui faisait mourir des travailleurs a leur poste de travail a cause du surménage,qu’en sera t’il en France ou l’on sait que le taux d’investissement des gens dans leur travail est plus élever qu’ailleurs.

    « Mon ennemi c’est la finance »,sans vergogne de la nourriture pour gogos,

  4. NOREL

    MAIS IL NE FAUT PAS LES LAISSER FAIRE…..Bon sang nos anciens se sont battus pour nous……Et maintenant on va travailler, dormir et manger sur nos lieux de travail pour maintenir la cadence et qui achètera français certainement pas nous on aura que nos yeux pour pleurer et se tirer une balle dans la tete..Je ne crois plus au gouvernement, pauvre FRANCE…

  5. Pascal

    Le code du travail n’est pas respecté dans 9 entreprises sur 10 concernant le temps de travail. La majorité des salariés qui font des heures supp. les récupèrent heures pour heures sans majoration pourtant obligatoire. Phénomène accentué depuis un retour à la taxation de celles ci. Il ne suffisait pas au MEDEF de jouer sur la peur du licenciement et la corde sensible de l’esprit d’entreprise, il lui faut maintenant un permis de vol. Nous revenons à l’époque ou ZOLA à écrit Germinal. Quand allons nous relever la tête?.

  6. hoplitehoplite

    N’oubliez pas le PRE-apprentissage qui permet de disposer d’un esclave de 14 ans qui travaille 30 heures par semaine NON REMUNEREES.
    N’oubliez pas les nouvelles disposition concernant le temps d’habillage qui n’est plus compté en tant de travail, le pointage s’effectuant maintenant en tenue de travail et non plus à l’entrée dans l’entreprise
    c’est cela le socialisme ?

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      pas d’accord Hoplite,le pré-apprentissage est defaitune dérogation à l’obligation scolaire qui permet à des gosses anti-école d’en sortir et de laisser leurs camarades et enseignants travailler normalement… il y a vraiment des enfants inadaptés et inadaptables à l’école et il y a de moins en moins de structures parallèles comme le pré apprentissage trèsdifficile à installer déjà

      1. hoplitehoplite

        Dans un environnement économique normal, je serais d’accord avec toi mais pas dans la politique de déstabilisation et de paupérisation du gouvernement.

  7. inconnue

    les grosses entreprises vont de plus en plus se délocaliser, d’autres se trouveront obligés de mettre la clef sous la porte, petit à petit la misère s’installe en France

  8. Lanlignel ArmandLanlignel Armand

    Dire que le salarié est soumis aux soucis de gain des actionnaires, cela me rappelle un discours de M. G. Buffet fustigeant les actionnaires à une époque où les placements boursiers rapportaient moins que livret d’épargne, avec en supplément le risque important de perte de capital. En plus, bien des entreprises ne versent pas de dividendes, l’intérêt d’un placement dans ces entreprises réside uniquement dans l’espoir hypothétique d’un développement important faisant grimper le cours de l’action, ce qui est un pari sur l’avenir encourageant les entrepreneurs (il y a aussi les placements idéalistes, par exemple écolos, médicaux ou sportifs). Bref, pour les actionnaires particuliers, la bourse n’est pas la panacée imaginée par les non pratiquants.

  9. veverre

    ou sont les années 1980 ou plus on travaillés,plus on gagné.pour exemple avec 5 enfants ont avaient payé des impôts,rare pour l’époque.

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