L’euro, une des plus grandes catastrophes économiques de l’histoire


L’euro, une des plus grandes  catastrophes économiques de l’histoire

Analyse économique très intéressante de la part d’un étudiant en économie

L’euro, le boulet de l’Europe, par Aloïs Navarro, étudiant en économie et assistant parlementaire 

Pour Aloïs Navarro l’euro coûte cher aux Européens et plombe la croissance. Il faut revenir à des monnaies nationales plus flexibles.
L’Union européenne est à l’agonie : la crise des migrants attise les tensions entre des pays de l’Est de plus en plus eurosceptiques et une Allemagne aussi hégémonique que vieillissante, incapable de voir l’indignation (quand ce n’est pas détresse) des peuples.
De l’autre côté de la Manche, les Anglais auront l’occasion historique de se prononcer sur leur avenir au sein d’une Union vue comme un fardeau pour leur économie, leur identité et leur démocratie. Et ce à quoi les Anglais ont droit, les Français doivent également l’obtenir.
Il ne s’agit là que des différentes formes que peut prendre l’aspiration à la souveraineté nationale face à l’échec des velléités supranationales. Mais la souveraineté étant un tout – puisqu’elle « n’est pas plus divisible qu’un point en géométrie » – on ne peut écarter la reconquête de notre indépendance monétaire.

Tromperie sur la marchandise
L’euro ne doit pas être dissocié de l’Union européenne, car il ne tient que par la volonté politique de quelques eurocrates lui vouant un véritable culte. Cette relique barbare s’accroche à la vie alors que tous les examens cliniques lui réservaient un sort certain : gésir aux côtés de la centaine de monnaies supranationales mortes au cours des derniers siècles. Ceci permet à certains éditorialistes d’affirmer triomphalement que la crise de l’euro est définitivement terminée… Et cette comédie dure depuis 2008.

Il ne fait aujourd’hui plus guère de doute – y compris parmi les économistes les moins honnêtes – que l’euro est un boulet pour notre pays. Pléthore d’études ont montré comment il a diminué la richesse par habitant ( de 12 % pour la France ) et la croissance potentielle ou comment il n’a pas accru le commerce entre ses États membres contrairement à ce qu’on nous avait promis. Cette tromperie sur la marchandise devrait pourtant suffire à révoquer de notre arsenal économique cette monnaie dont le coût pour le contribuable français ne cesse de grandir.
Cependant, la croissance redevenue timidement positive a donné l’illusion d’une reprise. Or, ce surplus inespéré doit davantage au « miracle exogène » de la baisse du prix du pétrole qu’aux politiques menées à travers l’Europe. Sans cette manne, la croissance française aurait une nouvelle fois flirté avec la borne zéro . Ce qui est vrai pour la France l’est également pour d’autres pays que les médias s’échinent à nous vendre comme les vitrines de la réussite des politiques de la Commission de Bruxelles. C’est peine perdue.

Des économies mises à mal
L’emploi en Italie est artificiellement soutenu par la baisse du nombre d’actifs, et par des gains de productivité négatifs (ce qui nécessite plus de main-d’œuvre pour assurer un même niveau de production). Et sans baisse du pétrole, la croissance serait négative.
Quant à l’Espagne, son PIB est toujours 4,1 % inférieur à son niveau d’avant crise, le nombre d’emplois 2,7 millions plus faibles, et le taux d’activité des Espagnols au plus bas depuis 2008… Les seules créations d’emplois s’y font à 70 % en CDD, exactement comme avant la crise. Les fameuses « réformes structurelles » n’y ont rien changé.
Les dirigeants de la zone euro sont perpétuellement condamnés à acheter du temps. La gestion du dossier grec a engendré une véritable bombe qui ne demande qu’à exploser (avec l’insolvabilité de la dette grecque) et envers laquelle chaque Français est engagé à hauteur de 1 200 euros.
On pensait aussi (trop hâtivement) que la crise toucherait seulement des pays du sud vus comme « oisifs ». Mais un caillou s’est glissé dans la chaussure de Bruxelles quand la Finlande a manifesté quelques signes de faiblesse : sa richesse est aujourd’hui 8 points inférieurs à son niveau de 2007 quand celle de son voisin, la Suède (qui a l’immense chance de ne pas avoir l’euro), se situe 8 points au-dessus ! Ceci ravive les débats sur l’opportunité de la monnaie unique notamment en Italie ou aux Pays-Bas où la volonté d’en sortirest majoritaire parmi la population.

Une monnaie 2.0
Alors qu’une crise financière encore plus grave que celle de 2008 guette  toutes les cartes pourraient être rebattues. En effet, le marché obligataire, abondamment alimenté par la suractivité monétaire des banques centrales, est au bord de la rupture (comme en témoigne le spread des obligations à haut rendement, indice annonciateur des paniques boursières ). Un tel événement entraînerait la hausse des taux d’intérêt, la réactivation des crises de la dette souveraine, et une crise de l’euro plus redoutable encore que la précédente.
Face à cela, l’opportunité d’une monnaie nationale se pose plus que jamais. Le sens de l’Histoire économique tend vers la flexibilité des monnaies. La France et les pays de la zone euro ne peuvent se permettre d’être les idiots du village global.

Le passage de la monnaie unique aux monnaies nationales devra alors se faire de manière négociée et coordonnée et comprendre l’instauration d’une monnaie commune de succession à l’image d’un « ECU 2.0 » permettant une coopération dans le processus de transition. La sortie du prochain livre du prix Nobel Joseph Stiglitz ( L’euro : comment une monnaie unique menace l’avenir de l’Europe), risque fort de relancer ce débat nécessaire et urgent.
Par Aloïs Navarro, étudiant en économie

http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-151819-leuro-une-des-plus-grandes-catastrophes-economiques-de-lhistoire-1200265.php

 




Alain de Catalogne

Responsable Résistance républicaine Espagne


18 thoughts on “L’euro, une des plus grandes catastrophes économiques de l’histoire

  1. Olivier de V

    En 2002 DSK disait que ce passage à l’euro était réversible. Il a assez souvent prétendu être innocent alors qu’il ne l’était pas. La braderie de l’aérospatiale au groupe anglo saxon EADS a dû lui rapporter quelques avantages en espèce.
    Donc la sortie de l’euro est tout à fait possible.
    Ce qui ne réparera pas les dégât dejà à son passif.
    et est ce que ça suffira ? il y a tellement de lois sur les sociétés, les PB de monopole, etc.. qui nuisent souvent et qui font que par exemple EDF va être obligé de vendre (brader) ses barrages, à des fonds spéculatifs étrangers qui vont s’en mettre plein les poches. Barrages construits avec les impôts des français et représentant une partie de leur patrimoine, de leur fierté.

  2. Jean-Paul Saint-Marc

    Et on va le sentir passer de toutes façons !
    2100 milliards d’€ de déficits…
    Les avoirs des français (assurance vie en particulier, donc des avoirs de français moyen) garantis sur des obligations européennes de la BCE qui vont disparaître d’un jour à l’autre !

    Et QUI VA PAYER ?

  3. Olivier de V

    Non je n’ai aucun document ou lien à ce sujet, je l’ai entendu sur une radio libre (RC), je ne sais plus quel jour, en des termes quasiment identiques, ni plus ni moins..

    1. Christine TasinChristine Tasin

      merci Olivier je fais un petit article sur le sujet pour ce soir je n’avais pas fait attention pendant l’automne 2015, on s’est focalisés sur les attentats et pendant ce temps les autres vendaient les bijoux de famille

  4. gaudet jean michel

    Il s’agit l’un d’un trés bon article brillant par son sens de la pédagogie .

    La création de cette monnaie unique s’est bien traduite par une perte vertigineuse du pouvoir d’achat, car la montée des prix allant dans le sens d’une plus grande valeur de l’euro par rapport aux anciennes monnaies nationales , ne fut absolument suivie d’une progression équivalente des revenus

    Avant l’euro la moindre baguette de pain valait quelques centimes, et maintenant à un euro, elle équivaut à plus de …..6 francs anciens , alors que son prix précedent , avant l’intervention de la réforme monétaire, n’était que de 1.50 franc à peu prés. Cette exemple rudimentaire prenant en compte un produit fort courant , se trouve donc pleinement convaincant , car les salaires eux mêmes , furent pas augmentés en conséquence ,bien au contraire !

    Nous constatons donc que l’euro, en fonction d’une élévation de plus de 6 des montants de couts de dépenses , a contribué à aggraver le niveau de vie et donc le niveau de pauvreté !

    En outre bien sur , pour un pays comme la France confronté à une concurrence étrangère féroce due à l’élargissements de frontières douanières, la maîtrise d’une monnaie , permettant des baisses de valeur ouvrant la voie à une amélioration précieuse de la compétitivité de nos sociétés à l’exportation , n’est plus envisageable , car le cour de cette monnaie échappe bien sur à l’autorité de l’état français !

    Une progression indispensable de notre capacité de vente à l’étranger , aurait permis de renforcer le carnet de commande de nos entreprises, et donc les pousser à se tourner vers d’avantage d’embauche pour satisfaire la demande , mais ce cas de figure demeure irréalisable , en raison d’un euro beaucoup trop fort !

    Cette monnaie enfin fut conçue follement pour des pays économiquement puissants , mais ne convenait pas pour des pays fortement ruraux comme la Gréce ou le Portugal, d’ou les drames actuels dont nous sommes témoins .

    Donc il nous faut nous débarrasser de l’euro au …PLUS VITE !

  5. TOPLITZ

    Joseph Stiglitz ne fera qu’enfoncer une porte ouverte. Voici 28 ans, notre prix Nobel de Sciences économiques , en 1988, le grand Maurice Allais avait bien expliqué comment il fallait « construire » l’Europe! La monnaie unique ne devait remplacer les monnaies nationales que SEULEMENT après la constitution du bloc dur des pays européens :trois ou quatre des pays fondateurs! Lire absolument les ouvrages de notre prix Nobel:mes combats pour l’Europe(deux tomes) chez Clément Juglar éditeur! Qu’on se le dise et fasse savoir!

  6. Xtemps

    L’union européenne n’est qu’une menace pour tous les peuples européens, dans tous les sens du terme, il nous aura qu’ apporté malheurs sur malheurs pour tous les peuples européens et le mal immense qu’ils ont déjà fait.
    L’union européenne est très mauvais pour tous les européens et profondément malhonnête, tous des escrocs et le plus grand poison, c’est leur l’Islam qu’ils s’imposent de force, qui prouve déjà sa haine destructeur en dehors de l’Europe avec les autres communautés, la monnaie unique ne fait qu’affaiblir les européens face à l’Islam comme tout le reste.
    Il est primordial de sortir de cette peste union de misère de Bruxelles, grand ennemi central des peuples européens, par tous les moyens possibles, c’est une grande saloperie, une dictature fasciste.
    Il ne faut plus avoir peur de dire ce qu’ils sont réellement : des vrais Fascistes, par leurs comportements, leurs choix totalitaires, par leurs manipulations, aussi bien leurs agressions directes et celles qu’ils les arrangent qu’ils laissent faire contre les peuples européens, comme les violes qu’ils cachent aux peuples, les attentats avec frontières ouvertes, leurs mensonges et leurs insultes, comme le racisme et autres raccourcis bien pratiques pour les dictatures contre les peuples désobéissants.
    Tous les critères de Fascistes y sont déjà pour ce système indigne et puant.
    Nous n’avons pas à s’excuser devant ces fascistes puants qui nous maltraitent, dehors!.

  7. bm94

    Marine Lepen devrait s’appuyer sur cette analyse pour changer quelque peu son discours concernant le retour à une monnaie nationale dont elle fait son cheval de bataille économique.
    En effet j’ai constaté qu’elle était souvent sur la défensive sur les questions économiques parce qu’une partie de ses sympathisants potentiels sans parler de ses opposants essaient de la piéger sur le question de l’euro.
    Hors une Présidentiable doit se montrer sûre d’elle et au contraire montrer tous les avantages de la flexibilité du franc dans cette mondialité économique et non pas perdre son temps à démontrer ce que tout un chacun sait c’est à dire la faillite du système économique euro qui fait encore illusion grâce au prix du pétrole historiquement bas et aux taux d’intérêts qui ne demandent qu’à remonter
    D’autres pays s’en tirant plutôt mieux avec leur monnaie nationale que l’UE.
    Madame Lepen mettez vous au dessus de la mêlée!
    PS j’aime son affiche pour les élections présidentielles elle me rappelle celle de Mitterrand en 1981 avec le résultat que l’on connaît

  8. patriote

    Je ne suis pas un spécialiste en la matière mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas sortir de l’euro , on a pu y entrer et on ne peut pas en sortir ?? et par quelle loi divine ? Non la vérité c’est que cette monnaie fait le bonheur de quelques uns dans cette arnaque d’Europe , l’Europe des banques et des multinationales , l’Europe de tous les planqués qui s’empiffrent , hauts fonctionnaires de mes deux et tous les zouaves du parlement européen , tous les planqués a Strasbourg qui nous coutent une fortune , chaque mois ça nous coûte des millions !!

    https://www.contribuables.org/2006/05/parlement-europeen-pourquoi-
    strasbourg/

    http://www.journaldunet.com/economie/magazine/le-salaire-des-politiques-et-des-elus/commissaire-europeen.shtml

    http://www.politique.net/2009030602-parlement-europeen-absenteisme.htm

    Mais la vie de château ça se paye , et c’est le peuple qui en fait les frais , comme le dit un des précédents commentaires les prix ont flambé avec cette saloperie d’euro , la baguette de pain a 6 francs , le kilo de patates a 7 francs , et nombre de fruits a plus de 15 francs etc….etc….
    Brefs ce n’est pas l’Europe ni l’euro que défendent ces pourris , ils défendent leur gamelle et dieu sait qu’elle est bien garnie .

  9. ozone

    l’euro n’a rien a voir avec l’économie,c’est une laisse,comme pour les klébars,pour que les nations aient peur de mettre en cause l’UE,c’est de la politique des plus agressives,il ne faut pas avoir peur d’en sortir,si nous le faisons il disparaitra dés le lendemain,les allemands se sont bien servis de lui pour jouer la dévaluation déguisée et tirer leur épingle,je me souviens d’une epoque pré-euro ou sur ARTE,encore un peu critique,il était affirmé que la variable d’ajustement allait devenir le chômage.

    Nous y sommes

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