Cologne : les conséquences d’une fausse tolérance, par la féministe Alice Schweitzer


Cologne : les conséquences d’une fausse tolérance, par la féministe Alice Schweitzer

Traduction de l’un des deux articles cités par Hildegard von Essen Am Rhein dans son post paru ce jour à cette adresse Viols : enfin une féministe, Alice Schweitzer, ose dénoncer la communauté turque, mais…

Les conséquences d’une fausse tolérance

Alice Schwarzer est obligée d’actualiser ses commentaires quasi quotidiennement. Dernier état des informations : il y a avait quand même des réfugiés syriens parmi les participants. La direction de la police a manifestement essayé d’étouffer le scandale. Qui sont ces 1 000 fauteurs de troubles ? Et d’où viennent-ils ? Et qui les y a incités ?

Pour les privilégiés qui n’ont pu assister à l’orgie collective autour de la gare centrale de Cologne au cours de la nuit de la Saint-Sylvestre : Focus Online a mis en ligne une vidéo qui nous montre comment des hommes jeunes d’origine arabe et nord-africaine jouent à la guerre au beau milieu de Cologne. Ils parcourent la place en groupes, constituent un front et tirent des feux d’artifice dans la foule à l’aide de pistolets. Et personne ne les en empêche.

Une horde de plus d’un millier de ces hommes jeunes s’était rassemblée pendant la nuit de la Saint-Sylvestre devant le décor constitué par la gare et la cathédrale de Cologne. Sur place étaient présents : 143 fonctionnaires de la police de Cologne plus quelque 50 membres de la police fédérale à l’intérieur de la gare. Car il y avait quand même des alertes aux attentats terroristes dans toute l’Europe et la gare centrale et la cathédrale sont considérées comme particulièrement vulnérables. Mais la terreur n’a pas trouvé son départ dans les kalachnikovs et ceintures à explosifs, mais dans les pistolets à feux d’artifice et les pétards. Et les mains baladeuses des hommes. Il faut bien que les jeunes fassent leurs gammes.

Agressions par centaines. La police n’a rien vu

Une occasion traditionnelle de faire la fête a basculé dans l’horreur. Et au beau milieu, 250 fonctionnaires de police en uniforme comme en civil. Qui n’ont paraît-il rien remarqué des centaines d’agressions. Le lendemain de cette nuit dramatique, la police de Cologne avait même publié un communiqué de presse affirmant que la nuit avait été « paisible et joyeuse ». Le directeur de la police était apparemment absolument « surpris » quand les plaintes se sont accumulées dans les jours qui ont suivi, jusqu’à présent 553 (situation au 12 janvier) dont environ 249 pour violences sexuelles, tendance à la hausse. Les hommes étaient semble-t-il âgés entre 18 et 35 ans. Ils se sont comportés sur le parvis de la gare de Cologne comme sur la place Tahrir au Caire.

Combien de ces plaintes ont pour auteur des femmes ? La police de Cologne ne pouvait rien dire à ce sujet même quelques jours plus tard lors de sa conférence de presse. Elle n’avait sans doute pas encore eu le temps de dépouiller les plaintes selon le sexe. Une multitude de questions se posent à ce sujet. Premièrement : comment le fait que 1 000 hommes majoritairement agressifs et criminels (dont des récidivistes graves connus de la police) se donnent rendez-vous à la gare pour s’y former en hordes peut-il échapper à la police ? Secundo : pourquoi la police n’intervient-elle pas, quand ces individus tirent des feux d’artifice sur des gens, ce qui peut-être mortel, et ne met-elle pas ces coupables en état d’arrestation ? Troisièmement : comment expliquer que des centaines de femmes soient l’objet de harcèlement sexuel sous les yeux de forces de police aussi considérables ?

Cologne n’est pas un cas isolé. Hordes d’hommes jeunes partout

La police ne prend-elle pas au sérieux ce genre d’incidents ? Ou bien avait-elle peur des coupables : 1 000 contre 200 ? Et les fonctionnaires de police n’étaient-ils sur place que pour faire diversion ? L’État allemand a-t-il donc perdu ponctuellement son monopole de la violence et existe-t-il depuis belle lurette des zones de non-droit, y compris au milieu de l’Allemagne ? Après que le directeur de la police de Cologne eût affirmé dans un premier temps qu’il n’y avait pas de réfugiés parmi les agresseurs, la nouvelle a transpiré une semaine après les événements dramatiques : il y avait effectivement des réfugiés syriens parmi les 80 hommes contrôlés ce soir-là. Leur nombre n’est pas encore connu. Mais les réfugiés d’hier ou les migrants et leurs fils constituaient sans doute la majorité de ces personnes. Ceux-là rêvent d’être des héros comme leurs frères des guerres civiles en Afrique du Nord et au Proche-Orient – et ils jouent maintenant à la guerre en pleine Europe.

Ces hommes jeunes sont le triste produit d’une intégration manquée, et même jamais vraiment souhaitée. Ils sont le produit d’une fausse tolérance, dans laquelle presque tous – le public, les médias, les églises et la politique – remettent en question notre démocratie, notre État de droit, notre émancipation féminine, voire admettent qu’elles soient foulées aux pieds au bénéfice « d’autres mœurs » ou d’une « liberté de religion » douteuse – au nom de laquelle on a laissé se créer des mondes parallèles et renoncé à imposer l’intégration. Comme si ce fanatisme avait quelque chose à voir avec la croyance religieuse.
La nuit d’horreur vécue à Cologne ne semble pas être un fait isolé. On rapporte maintenant depuis de nombreuses villes le cas de hordes d’hommes jeunes, agressant aussi bien des femmes que des hommes, pour voler et humilier les femmes. Rien qu’à Hambourg, on a enregistré 70 plaintes pour violences sexuelles pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. Mais ce qui unique, c’est qu’un tel terrorisme émane d’un « groupe » de 1 000 hommes. De 20 à 40 hommes encerclaient respectivement chaque femme pour la maltraiter.

Une question se pose ici : qu’ont en commun ces 1 000 hommes ? Comment ont-ils communiqué entre eux ? Par quels canaux et quelles plates-formes ? D’où viennent-ils ? Se sont-ils concertés ? Il est difficile de comprendre pourquoi la police n’a pas encore réussi à le savoir jusqu’à présent. Et avec quels concepts la police et la politique entendent-elles réagir ? Le temps presse !

Ces hommes jeunes auraient mérité eux aussi une chance !

Quand EMMA a publié dans son édition de novembre/décembre 2015 un catalogue de mesures pour la protection des réfugiées femmes et des enfants et le respect par les réfugiés masculins de l’État de droit et des droits des femmes en Allemagne, les accusations de racisme connues depuis 30 (!) ans et venant des suspects habituels se sont multipliées une fois de plus. Un chroniqueur du Spiegel a même été jusqu’à m’accuser de « racisme » parce que je m’étais permise d’attirer l’attention sur « l’antisémitisme et sexisme » traditionnel et inné de nombreux hommes du monde musulman et arabe.

Mais nous pouvons continuer à fermer les yeux et à faire comme si ces problèmes n’existaient pas. Ce n’est pas d’aujourd’hui que nous vivons les conséquences de cette ignorance. Et du reste, petit indice pour les « anti-racistes » infatués de service : avec l’importation naïve de violence masculine, de sexisme et d’antisémitisme, nous ne mettons pas seulement en péril notre propre sécurité et nos propres valeurs ; nous sommes injustes envers ces hommes jeunes tombés dans la brutalité, car ils ne sont pas nés comme malfaiteurs. Ils sont marqués par les expériences d’un patriarcat traditionnellement enclin à la violence au sein de la famille et aux guerres civiles dans la rue, ce qui en a fait aussi bien des victimes que des coupables. Si nous les accueillons chez nous maintenant, ils ont eux aussi le droit d’avoir une chance : la chance de devenir des personnes convenables. Ce qui d’ailleurs signifie en même temps l’obligation d’intégration.

Alice Schwarzer

Mis à jour le 12 janvier 2016

http://www.aliceschwarzer.de/artikel/das-sind-die-folgen-der-falschen-toleranz-331143

Note de Christine Tasin 

L’analyse d’Alice Schwarzer est globalement juste mais on ne pourra que regretter qu’avec son expérience et son engagement de féministe historique elle erre encore quelque peu (voir passages surlignés dans la traduction), faisant la différence entre islam et islamisme, entre islam et fanatisme, qu’elle croie encore aux mirages de l’intégration et qu’elle n’ose pas dire que c’est l’islam et non la guerre qui fait des barbares…  Quant à donner une autre chance à ces barbares, on est bien obligés d’y voir un vestige de plus d’une idéologie gauchiste primaire qui préfère l’autre aux siens. 

Pas d’intégration possible pour des musulmans, c’est Hassan II en personne qui le répétait…  Alors les barbares qui agressent et violent à tour de bras… Tout cela jette hélas un discrédit sur la parole sans langue de bois de la féministe historique qu’est  Alice Schwarzer à propos des Turcs.

Elle a encore du chemin à faire, des efforts mais peut mieux faire… Surtout quand on sait que, faisant partie du jury du prix Simone de Beauvoir  elle a voté elle aussi pour le gagnant, le maire dhimmi de Lampedusa, Giusi Nicolini, « pour son action courageuse et pionnière en faveur des réfugiés« . ..

Décevant, pour ne pas dire désespérant…

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2 thoughts on “Cologne : les conséquences d’une fausse tolérance, par la féministe Alice Schweitzer

  1. AvatarXtemps

    Le racisme est une belle couverture de protection pour les agresseurs, et bien pratique pour couvrir les crimes donnée par nos politiques, comme l’extrême droite pour regarder ailleurs, de regarder l’autre pour ne pas voir ce qu’ils font avec les nôtres, la politique de l’autre pour cacher les crimes des nôtres et de leurs conditions laisser par des criminels aux pouvoirs.
    Ben tien, les mêmes comportements se faisaient déjà en Algérie pour les pieds noirs et ailleurs, on ferme les yeux quand cela arrange bien les escrocs criminels aux pouvoirs.
    Je suis curieux de savoir si les victimes iraient sur la place publique pour manifester contre l’état qui ne fait rien, sans groupe d’ appartenance politiques ou autres, ce qui diraient encore nos politiques.
    Ils sont tellement dégoûtant qu’ils trouveraient encore le moyen de parler d’extrême droite, de racisme et autres prétextes vicelards.
    Le racisme est fait sur mesure par des escrocs criminels et nous avons bien à faire à des criminels qui couvre une meurtrière comme l’Islam et l’utilisent comme arme contre nous les peuples européens, une arme à l’ apparence humaine et presque invisible à cause d’escrocs criminels qui le couvrent, en plus ils ne font déjà rien maintenant, que vont ils faire en cas de conflit!, pourrons nous compter sur ces gens là?.
    On intègre pas un système inhumain comme l’Islam qui n’a aucune humanité, sur 14 siècles d’existence personne n’est encore parvenu à le rendre plus humain.
    Combien faudra t-il de victimes et de malheurs sur terre pour dénoncer cette meurtrière qu’est l’Islam.
    L’Islam ne peut exister sans escrocs qui l’entretien, voilà pourquoi il vie toujours depuis 14 siècles où le coran est le mode d’emplois pour tuer l’autre et soi même, comme les autres et les siens, une arme devient mortel que quand est il utilisé par un meurtrier, pas sur une table tout seul.
    Notre devoir à tous est de ne jamais cesser de dénoncer les crimes contre l’humanité de l’Islam? crions Islam coupable! pour laver l’honneur de toutes les victime de l’Islam, comme cela avait été pour les nazis et les fascistes.
    Les états fascistes ont toujours les mêmes comportements pour signer leurs crimes.

  2. Avatarjan

     » Décevant, pour ne pas dire désespérant… »
    En effet justes remarques ,Christine , sur cette fin d’article et les passage surligné
    Et toujours on se pose la question , ignorance ou peur ?

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