Enfants harcelés à l’école : le double scandale de la video de Bel Kacem


Enfants harcelés à l’école : le double scandale de la video de Bel Kacem

La dernière video de Bel Kacem fait scandale parmi les syndicats enseignants.

Je vous laisse juge :


Campagne Non Au Harcèlement – Le harcèlement… par EducationFrance

Qu’y a-t-il de scandaleux dans cette video ?

Les gens normalement constitués répondront en choeur : le pauvre gosse qui est le vilain petit canard dans la classe. 

Les gens normalement constitués… Mais pas les représentants des syndicats enseignants.

Tout ce que voient ces imbéciles corporatistes c’est que le professeur serait mis en cause parce que, pendant qu’il écrit au tableau, il se passe des choses graves dans son dos.

A croire que ces délégués syndicaux déchargés d’une partie de leur service n’ont jamais enseigné…

Il se passe beaucoup de choses dans une classe pendant que le professeur écrit au tableau… Quelle que soit la classe, quel que soit le professeur. Parce que c’est vieux comme le monde ou plutôt l’école. Le petit billet passé à son amoureuse, la grimace ou la menace faite à son ennemi à l’autre bout de la classe, la farce -ou la saloperie- faite à sa « victime préférée »… Les gosses sont aussi doués pour contourner les interdits que les profs pour déjouer leurs combines, habiles à déceler le moindre bruit suspect, à se retourner brusquement à l’improviste entre deux mots écrits…

Tous les profs ont ri un jour d’entendre l’enfant à qui ils disent, tout en écrivant au tableau, sans avoir tourné la tête :  » Patrick, tu te tiens tranquille » dire « Madame, vous avez des yeux derrière la tête ? « 

Bref ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire des grimaces. Il est clair aussi que, hélas, dans un très grand nombre d’établissements scolaires, ON NE PEUT PLUS ECRIRE AU TABLEAU parce que les élèves sont trop durs, trop dangereux pour les autres ou mettent gravement en danger l’autorité du professeur. Fleurissent les polycopiés, les tableaux blancs interactifs, les transparents tout prêts…tout plutôt que de tourner le dos à la meute.

Bref, la situation présentée dans cette video n’a rien d’exceptionnel, mais les syndicats sont vent debout :

A l’origine de l’indignation des syndicats, les neuf secondes au cours desquelles son enseignante, les yeux rivés au tableau, semble ignorer la détresse de l’enfant harcelé, auquel elle tourne le dos avant de l’interpeller : « Baptiste, t’es avec nous ? »

L’exaspération des professeurs dépasse, largement, les clivages habituels : du SGEN-CFDT, syndicat dit réformateur, au SNALC, habituellement présenté comme « de droite » (même s’il le récuse), en passant par la Société des agrégés ou l’organisation des inspecteurs SNPI-FSU, tous y sont allés de leur critique contre un clip qui, à leurs yeux, rend l’enseignant, présenté au mieux comme inattentif, au pire comme harcelant, directement responsable du harcèlement scolaire. Un phénomène qui touche 700 000 élèves chaque année, de source ministérielle.

« Une vidéo caricaturale et méprisante »

Ce sujet grave « ne peut être réduit à une enseignante, le nez collé au tableau, qui ne se soucierait pas des élèves et notamment de ceux victimes de gestes et de paroles humiliantes pendant la classe », a réagi lundi le principal syndicat d’instituteurs, le SNUipp-FSU, qui dénonce une vidéo « caricaturale et méprisante pour les enseignants et pour les élèves victimes ». (…) Avec les fonds dégagés pour financer ce clip, le ministère aurait été bien mieux avisé de diffuser dans les écoles des ressources pédagogiques existantes et les vidéos de qualité réalisées par les élèves eux-mêmes »

http://www.lemonde.fr/education/article/2015/11/03/harcelement-scolaire-la-video-qui-herisse-les-profs_4802255_1473685.html

Ainsi la défense catégorielle par principe mène-t-elle à relativiser, voire à nier un véritable fléau qui a lieu dans nos écoles, qui empoisonne la vie de milliers de nos enfants et en conduit régulièrement au suicide.

http://resistancerepublicaine.eu/2015/suicide-de-collegiens-des-mots-dans-la-cour-mais-pour-nous-ce-nest-pas-du-harcelement/

On notera, en passant, la stupidité des syndicats enseignants, censés défendre le statut du maître, la supériorité des réalisations de l’adulte sur celles de l’enfant qui n’est, forcément, qu’un apprenant, qui osent proposer à la place du clip ministériel des videos réalisées par les élèves… Navrant !

Mais l’essentiel est ailleurs.

Quel est le but de cette video ? Changer les choses, du moins on l’espère.

Comment ? En informant les enfants que ce qu’ils font « c’est pas bien » ? Bah ! Ils le savent déjà…

En créant un numéro à appeler ? Qui va appeler ? Un élève plus courageux qu’un autre ? S’il décroche son téléphone (pas facile, en primaire…), il va tomber sur qui ? Que va-t-il se passer ? On va relayer au chef d’établissement ? On peut l’espérer.

Mais ensuite que va-t-il se passer ? On va réunir les enfants, les réprimander, les menacer, peut-être… On sait que ça marchera avec quelques-uns mais que les têtes brûlées s’en ficheront parce qu’elles savent qu’elles ne risquent RIEN…

Tout cela pour dire qu’il en est de l’école comme du terrorisme, nous avons des incapables au gouvernement, des incapables qui n’ont aucune expérience, aucun sens pratique et qui sont bouffés par l’idéologie. 

Pour lutter contre le harcèlement en milieu scolaire, il faudrait une refonte totale du système scolaire. Carrément. Et faire le contraire, exactement, de ce vers quoi tend la réforme calamiteuse du collège de Bel Kacem.  

On pourrait faire.. oh ! Dieu ! … bien des choses en somme… 

  • Cesser d’abaisser sans cesse le niveau et d’interdire le redoublement afin de ne pas « stigmatiser » les « mauvais ». A force de ne pas stigmatiser les « mauvais »ce sont les « bons » qu’on stigmatise,qu’on torture…
  • Revaloriser le travail manuel, remettre l’apprentissage en bonne place dans le cursus des études, afin que chacun trouve sa voie, à l’école ou à côté de l’école, et que ceux qui ne sont pas faits pour l’école la quittent le plus vite possible pour leur plaisir, celui de leurs condisciples et celui de leurs enseignants.
  • Revaloriser l’élitisme et l’ascenseur républicain afin que le bon élève ne soit plus traité de fayot, d’intello…    On remarquera en passant la perversité de la video qui nous fait entendre « tu ne sais pas lire« … Or, la réalité, c’est que, dans TOUTES LES CLASSES DE FRANCE,  ceux qui ne savent pas lire, qui ne sont pas bons élèves, qui n’apprennent pas leurs leçons… ne sont pas mal menés, ne sont pas moqués. Ils sont la norme. Ils sont la force. Ils imposent leur loi à tous et entraînent les autres à  humilier et agresser ceux qui jouent le jeu, ceux qui travaillent, ceux qui respectent les règles, ceux qui aiment savoir…
  • Casser le système d’assistanat permanent aux petits voyous qui limite considérablement la possibilité  de tenir un conseil de discipline et encore plus celle d’expulser un enfant hors d’un établissement. C’est la seule façon parfois de mettre à l’abri des enfants menacés : se débarrasser du ou des meneurs.
  • Casser le système d’assistanat bis permanent qui oblige un chef d’établissement qui veut se débarrasser d’un malfaisant à accueillir en échange un autre malfaisant. C’est le chef d’établissement qui est puni, qui doit téléphoner, pleurer, accepter les contreparties… La logique doit être que les responsables à savoir les parents devraient avoir à se débrouiller pour trouver un autre lieu pour leur progéniture. C’est leur problème ce n’est pas le nôtre.
  • Cesser la préférence étrangère dans les programmes. Ils voudraient que les nôtres baissent la tête en permanence, se sentent colonisateurs, esclavagistes, racistes...  et n’osent donc pas répliquer à des agresseurs musulmans ou de couleur noire qui, a contrario se sentent encouragés dans le harcèlement de petits blancs, assurés, qui plus est de l’impunité…
  • Et puis, naturellement, renvoyer par charters entiers les immigrés qui ne respectent pas nos lois, ceux dont on n’a pas besoin (qui sont au chômage depuis plus de 6 mois) avec leurs enfants. Cela ferait plus de moyens pour nos enfants et de temps à leur consacrer.

Je n’ai aucune envie de faire de la politique,je n’ai aucune envie d’être ministre (brr! quelle horreur, la nécessité d’une réunion à la gomme tous les mercredis ; brr! inaugurer des écoles ; participer à des pince-fesses où on s’ennuie à mourir.. Mais quand même, si j’étais Ministre de l’Education nationale, en moins d’une génération la France, sa jeunesse, son histoire, son économie et son avenir seraient sauvés. Je le dis en toute immodestie, je sais exactement ce qu’il faudrait faire. Cela me rend encore plus malade de voir des Bel Kacem aussi sots que malfaisants aux manettes.

Et bien aidés par les traîtres à la cause de l’Education nationale que sont les syndicats enseignants.

Christine Tasin  

Post-scriptum. Il semble que la video ait été fabriquée par Mélissa Theuriau, accessoirement épouse de Jamel Debbouze… Petites combines entre amis avec l’argent du contribuable…

Et comme dans la famille Debbouze on n’est pas trop futé, Mélissa Thuriau donne raison aux syndicats d’enseignants en essayant de se défendre… Elle révèle ici que le vrai but du Ministre qui lui a confié ce travail est de « former » une fois de plus les enseignants,  à propos de ce problème. Bel Kacem veut simplement prouver aux enseignants qu’ils sont mauvais, qu’ils ne savent rien et qu’ils doivent se précipiter aux journées de formation qu’elle leur impose pour préparer la réforme du collège…

Le rêve de Bel Kacem, vider le cerveau des professeurs, leur faire perdre leurs repères (pour ceux qui en ont encore) et les manipuler à gogo pour qu’ils manipulent les gosses à gogo.

« Je montre une institutrice qui a le dos tourné comme tous les professeurs et les instituteurs qui font un cours à des enfants et qui ne voit pas dans son dos une situation d’isolement, une petite situation qui est en train de s’installer et qui arrive tous les jours dans toutes les salles de classe de ce pays et des autres pays. Si tous les instituteurs étaient alertes et réactifs à cette problématique de l’isolement, on n’aurait pas besoin de former, de détecter le harcèlement, on n’aurait pas 700.000 enfants par an en souffrance. On n’aurait pas non plus des situations de drames et de suicide qui peuvent arriver aussi parce qu’on n’arrive pas à parler aux adultes de cette solitude et de ce sentiment d’injustice« .

Quand les enseignants vont essayer de boycotter ses formations à la con, elle va répondre « suicide des enfants »… Pas facile de répondre a priori, mais un enseignant digne de ce nom devrait être capable de faire  obstruction et de dire non. Il ne risque rien, il ne peut être révoqué…

Print Friendly, PDF & Email
Print Friendly, PDF & Email



Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


10 thoughts on “Enfants harcelés à l’école : le double scandale de la video de Bel Kacem

  1. AvatarPhilippe le routier

     » La logique doit être que les responsables à savoir les parents devraient avoir à se débrouiller pour trouver un autre lieu pour leur progéniture. C’est leur problème ce n’est pas le nôtre.  »

    Ma logique…
    … C’est que je préviens les parents ( j’ai dû le faire une fois. ) que si leur gosse ne cesse pas de faire chier ma gosse… Ben je ne décrocherais PAS mon téléphone pour appeler un numéro vert… Mais que je les éclaterais !

    Faut bien se dire un truc, c’est qu’à 99%, les gamins-petites-frappes-fouteurs-de-bordel © sont les rejetons de petites frappes eux-mêmes.
    Et les petites frappes se sentent fortes car ils se savent protégés par le système.
    – Leur gosse est mineur il ne risque rien.
    – Et eux, à part une convocation devant le ou la chef d’établissement… Ne risquent pas plus.

    Mais… Si vous mettez leur santé dans la balance, ils se dégonflent comme des baudruches.

    Quand je suis intervenu pour une de mes puces, victime d’un mini caïd (on en a même à la campagne), et bien je suis tombé, comme je l’avais prévu, sur un grand con dans le rôle du père.

    Il a tenté un pitoyable
     » je pourrais porter plainte contre vous pour menaces !  »

    J’ai juste répondu qu’il pourrait, en effet, mais qu’au final je lui peterais la gueule quand même…
    … Son gamin n’a plus jamais fait chier qui que ce soit. (et ça date maintenant)

    Les numéros vert c’est pas mal.
    Un papa Béret Vert c’est encore mieux.

    Bien entendu, tout le monde n’a pas été Béret Vert, tout le monde n’est pas aussi dingue que moi.

    Mais être parents c’est bien plus qu’une partie de jambes en l’air et neuf mois de grossesse.
    Être parents c’est être à la disposition de ses enfants H24, 7 jours/ 7, être à leur écoute (surtout s’ils tentent de vous cacher des trucs en fait)

    Faut parfois oublier les règles.
    On menace vos gosses…
    … Devenez menaçants vous aussi.

    Je préfère risquer des ennuis que de risquer de décevoir mes mômes.

    J’ai la gueule de l’emploi c’est un fait.
    J’ai le gabarit aussi.

    Mais bordel, même ma femme y arrive et elle fait 50kg pour 1,58m…
    … Mais elle devient vraiment dangereuse si on emmerde nos crapules !
    Comme toute mère digne de ce nom quoi !

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      Tu as mille fois raison, je suis aussi du genre à aller péter la gueule au gamin, le souci c’est quand le gosse ne dit RIEN à personne, même à ses parents parce que terrorisé par des petites racailles. ça arrive même avec des gamins dont les parents sont proches et à qui il pourrait dire les choses

  2. AvatarLamy

    La caractéristique principale d’un délégué syndical (décharge à plein temps) c’est qu’il ne met jamais les pieds dans une classe. C’est même pour éviter ça qu’il est syndicaliste.

  3. Avatarphiliberte

    On voit bien que c’est une vidéo « fabriquée » avec des ACTEURS. Et que les « fabricants » n’ont jamais mis un pied dans une école primaire, et ont oublié leurs années en tant qu’élève.
    ce qui me choque dans cette vidéo, c’est bien sûr le fait que cet enfant soit harcelé, lorsque l’instit’ tourne le dos. Mais elle doit être sourde, aussi, car avec le boucan qu’ils font, si elle ne se doute de rien, c’est qu’elle en veut pas voir.
    J’ai eu dans ma classe une fille qui subissait l’inceste. je suis tombée des nues quand j’ai été convoquée par les flics, bien des années après. je n’avais rien vu.

    je n’ai jamais vu non plus d’enfant qui subissait ce genre de harcèlement dans la classe sans rien dire.

    Juste un détail qui n’a rien à voir avec le sujet. Le griffonnage au tableau n’est pas digne d’une instit’ de primaire.

    1. AntiislamAntiislam

      Bonjour,

      Votre dernière remarque est très juste.

      Je suis peut-être déjà vieux, mais je n’ai jamais vu un de mes instituteurs ou institutrices écrire de façon aussi dégueulasse au tableau.

      Ces gens des médias méprisent le travail bien fait: leur référence c’est l’ignoble méprisant cynisme , plein de supériorité inculte, des crapules de Canal + …

  4. Avatarhathoriti

    Philippe, je t’adore ! Autre anecdote. Mon fils était dans une école privée, à Paris. Il y avait, en 1e, un grand gaillard, métis (comme mon fils) sportif « dingue », judo et karaté, l’air aussi aimable qu’une feuille d’impôts. Un soir, quittant les cours, ce grand gaillard aperçoit plus loin, dans le rue, un de ses condisciples, un petit de 6e, face à 2 petites-frappes- fils-de- petites-frappes, et le petit pleurait. Notre grand sportif s’approche et demande ce qui se passe. Le petit, en sanglots et hoquetant déclare:’Ils me prennent tout mon argent, il faut pas que je le dise… »  » Ah! Non? » répond notre grand gaillard en laissant tomber à terre son sac à dos. « Faut pas le dire ? » ça n’a pas traîné. Après quelques essais d’explications confuses et surtout, d’insultes de la part des petites-frappes…, celles -ci ont dégusté…! Le premier qui voulait en découdre, a pris un coup de boule dans la gueule, nez saignant abondamment, le second n’a pas eu le temps de courir, seulement de tourner le dos, et il a valdingué contre le mur et ils ont détalé comme des lapins. Le lendemain, les parents des petites-frappes sont venus porter plainte à l’école, leurs enfants n’avaient rien fait, sauvagement agressés, les pôvres, dis…! Daniel a été pour la forme, un peu réprimandé, mais félicité tout bas…par la direction et traité en héros par tous lés élèves ! L’histoire me fut contée par mon fils qui en pleurait de rire ! Mais cela se passait il y a …plus de vingt cinq ans. Aujourd’hui, Daniel serait en taule.

    1. Christine TasinChristine Tasin Post author

      Oui Christian c’est aussi une autre solution ! Je publierai votre témoignage en plus de celui de Philippe le Routier demain !

  5. Avatargourgaud

    Moi ce qui me choque dans ce clip c’est son aspect surréaliste, complètement hors de la réalité: l’instit qui écrit au tableau de façon illisible, c’est déjà grossier, mais les grosses boules de papier qui COLLENT au petit bonhomme ???!!! L’instit se retourne et elle NE VOIT PAS CA ???!!!. Puis dans le couloir le gamin continue à se balader avec cette groose boule collée à lui ????!!!! Il n’a même pas eu le réflexe de s’en débarrasser ?????!!!!!
    Qu’en plus ce soit réalisé par la meuf de deux-bouses, le grand copain de Dieudonné, ça ne vous inspire rien ?

    Alors pour une fois laissez les syndicats tranquilles, car ils ont eu raison de protester vivement contre cette saloperie anti-profs ET anti-gamins (la victime n’est autre qu’un clown grotesque: super le message !). Rien de corporatiste là-dedans (pour une fois bis), juste du bon sens quand on a connu la situation d’une classe.

  6. AvatarDiogène

    Le harcèlement est un grave problème et peut marquer une personne pour la vie entière.

    Un gamin harcelé peut rapidement tomber dans un sentiment de déréliction : c’est-à-dire d’extrême abandon…En plus il se culpabilisera et sera honteux…

    Dénoncer les agissements de petits bourreaux pervers c’est, pour la victime, s’exposer à un rejet et un mépris encore plus grand de « ses camarades (!) de classe »…Il n’est donc pas facile de parler…

    L’adulte qui repère une victime doit être extrêmement fin en vue d’essayer de trouver des solutions.

    Une solution à l’égard de la victime : quand c’est possible la changer d’école et, surtout, l’aimer par des preuves d’amour…

    Je sais de quoi je parle : en février 1972 j’ai intégré un nouveau collège : j’arrivais d’Afrique. On m’a mis en 5ème 5 la plus mauvaise classe de 5ème où la plupart des gamins avaient 2 ans de plus que moi, étaient redoublants et ont ensuite été « orientés ». Je n’ai pas compris pourquoi je suis vite devenu la tête de turc et le « fayot » de la classe. Un petit meneur liguait ses « camarades » contre moi. Je n’ai pas osé révéler à ma mère, seule et divorcée, qui avait bien d’autres préoccupations, les brimades et humiliations que je subissais quotidiennement…
    J’ai fini par ne plus parler et je suis devenu le petit patient d’un CMPP où le psychiatre ,qui me recevait en séance, essayait de comprendre mon profond désarroi…En 4ème j’avais intégré les codes et je suis devenu violent en dépit de mon gabarit plutôt frêle.

    Les gamins entre eux peuvent être d’une grande méchanceté.
    S’il y a une chose que je ne supporte pas dans la vie, c’est l’humiliation.

    J’ai hésité avant d’écrire ce qui précéde mais je ne suis ni le premier ni le dernier à avoir été persécuté par un groupe.
    A titre d’exemple : le grand sprinter français Christophe Lemaître a révélé avoir été harcelé à l’école…

    Malheureusement il y aura toujours des bourreaux et des victimes et l’actualité le démontre amplement.

    Diogène

Comments are closed.