Sus à l' »occitan », arnaque destinée à démembrer la France !


Sus à l' »occitan », arnaque destinée à démembrer la France !

Alerte : l’« occitan » pour démembrer la France !

Le site du Nouvel Obs affiche depuis peu le commentaire suivant (copié-collé fidèle, seuls les gras sont de moi) :

« Julien Briere a posté le 1 août 2015 à 17h26

je suis occitan ma langue n’est pas régionale […]

« pour se liberer du colonialisme culturel, mais encore plus économique parisien , une seule solution , l’indépendance dans le cadre de l’europe des régions ; occitans , apprenez votre histoire »

Or M. Brière n’est qu’un de ceux qui font de l’« occitan » le coin que l’on enfonce dans la fente des langues régionales pour faire éclater la France. La carte ci-après déjà reproduite dans mon article précédent, ne laisse aucun doute sur le but poursuivi.

Si le Parlement vote le projet de loi autorisant la Ratification de la Charte européenne des langues régionales, l’article 3 § 1 de la Charte exige que la ratification s’accompagne de la liste des langues que la France entend protéger, avec pour chacune, selon sa situation réelle, les mesures qu’elle entend lui appliquer. Or si l’on ne s’en avise à temps cette liste consacrera la négation des langues d’oc réelles au profit de ce fameux « occitan » qu’une habile infiltration des services de l’État a installé dans la doxa des ministères de l’Éducation et de la Culture.

Mais avant d’entrer dans le détail de cette manipulation, rappelons un peu l’Histoire chère à M. Brière. Hormis la Provence qui appartenait à la Lotharingie, tout le territoire de la prétendue « Occitanie » était DANS LA FRANCE dès le partage de Verdun de 742. Les usurpations féodales fractionnèrent de fait cette France, sans jamais voir naître une unité « occitane » et ce n’est que par la patiente action des rois que ces terres revinrent sous leur autorité au XIIIe s. Mais avant le XXe s., on n’a encore jamais rencontré un habitant de ces terres qui se fût appelé « occitan » ou ait usé de ce nom pour sa langue.

Quant au meneur de l’« Occitanie » politique, M. Grosclaude, il est né en 1958 à Chinon d’un père « né en Lorraine [et] plutôt Nordiste » et d’une mère Tourangelle, enseignants mutés à leur demande en Béarn en cette même année 1958. Cela aussi, c’est de l’Histoire !

Revenons maintenant à l’entrée de l’« occitan » dans la doxa. En vue de la ratification de la dite Charte, les ministres de l’éducation nationale et de la culture chargèrent le professeur Bernard Cerquiglini d’établir la liste des « langues parlées sur le territoire de la République […] par les citoyens français [et qui correspondant aux critères prévus par la Charte ». La lettre était du 22 décembre 1998 et le rapport était attendu « avant le 30 janvier 1999 » (!).

Ce spécialiste de l’ancien français ne put pourtant « s’empêcher de noter combien faible est notre connaissance de nombreuses langues que parlent des citoyens français » ; il consulta douze « scientifiques », mais d’emblée, pour les domaines d’oïl et d’oc qui couvrent la presque totalité du territoire européen de la France, “les dés étaient pipés” : pour le premier, la regrettée Mme Marie-Rose Simoni était présentée comme spécialiste des « langues d’oïl » et Jean-Philippe Dalbéra, de l’« occitan ». S’y ajoutait Jean Salles-Loustau, inspecteur général de l’éducation nationale chargé des langues régionales, connu comme occitaniste et qui avait déclaré à la presse, le 15 mars 1995 : « On n’est pas là pour enseigner le patois. Le patois est mort, c’est l’occitan qui reste ». Or le patois, c’est l’authentique langue patrimoniale reçue des ancêtres et que l’on parle encore dans les campagnes, tandis que l’occitan est une langue arbitrairement définie par des grammairiens coupés des locuteurs, qui n’y reconnaissent pas leur langue, à l’écrit comme dans ce qu’ils entendent des enfants qui l’apprennent.

  1. Cerquiglini rendit son rapport en avril. Et voilà qu’on y retrouve l’opposition affichée dès le début de l’enquête entre huit « langues d’oïl» au pluriel et un « occitan» obstinément unique, avec une justification qui a tout de la pirouette : « L’unité linguistique est en effet fort nette, même si une diversité interne est perceptible. ».

Mais il y a encore deux ans on pouvait lire cet aveu sur le site du ministère de la culture : « Le fait que l’on parle aujourd’hui de langues d’oïl (au pluriel) et de dialectes d’oc, mais de langue occitane (au singulier), est un choix politique et non scientifique, répondant aux enjeux du moment. » (« Langues régionales et “trans-régionales” de France », par Charles de Lespinay, 20 janvier 1999). Pour un travail « scientifique », c’est raté !

Même si la plupart de mes lecteurs pensent avec quelques raisons que tout cela n’est que querelle entre petits clans méridionaux, IL FAUT VOIR LA CONSÉQUENCE POUR LA FRANCE de cette manipulation : L’artifice « OCCITAN » FONDE L’« OCCITANIE » et celle-ci VEUT COUPER LA FRANCE EN DEUX.

De plus, on a déjà observé que l’enseignement de l’« occitan » s’accompagne souvent d’un véritable propagande occitaniste qui forme des gens comme M. Brière. En témoignait même fièrement Mme Chantal Tuheil, professeur d’« occitan » à Pau : « La propre fille de Chantal Mai (Marie), quinze ans, s’est modelée dans le moule de la calandreta et poursuit son cursus à option. » [option « occitan » en collège ou lycée] (interview du 18 février 2008).

Tous ceux qui aiment la France, de Dunkerque à Port-Vendres, doivent donc se mobiliser pour ALERTER D’URGENCE LES ÉLUS.

Et juridiquement, IL FAUT DONNER LA PAROLE AUX COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, que l’article 75-1 de la Constitution met au premier rang pour la conservation du patrimoine que sont leurs langues régionales. L’exemple vient de nous être donné par la commune d’Aigremont dans le Gard, qui par délibération de son conseil municipal a désigné sa langue régionale comme étant le cévenol… largement méconnu  hors de son terrain. Affaire à suivre !

languesregionales2

Jean Lafitte




Jean Lafitte

Linguiste, colonel de l'armée de l'air retraité


43 thoughts on “Sus à l' »occitan », arnaque destinée à démembrer la France !

  1. huguettehuguette

    le cévenol est de l’occitan me semble t-il :cévenole d’origine je peux lire Mistral dans le texte et j’y trouve de minimes différences ;de plus je trouve que c’est une jolie langue mais je dois être de parti pris

    1. Spipou

      Je ne trouve pas que vous soyez de parti-pris. Personnellement, je trouve que c’est une des plus belles langues qui existe.

      La langue de Mistral était du provençal de la vallée du Rhône très proche du cévenol, ce qui explique sans doute pourquoi vous n’avez pas de difficultés à la lire.

  2. marc

    Nous en sommes avec le « néo-occitan » dans le même crétinisme falsificateur qu’avec le « néo-breton ».
    Aller parler de colonialisme culturel pour le français…il faut en tenir une couche tout de même! Ces empêcheurs de danser en rond n’ont donc jamais appris que « l’occitan » est encore du français? Et que le français n’est pas la langue des premiers francs? Celle ci ayant tôt disparue et nous restant inconnue!
    Alors quoi? On veux remettre en question toute la République?

  3. Alain de Catalogne

    C’est une volonté évidente d’en finir avec les nations européennes, pour que les régions sans aucun pouvoir militaire ni politique soient aux ordres de Bruxelles de façon plus docile. C’est ce qui se passe en Espagne actuellement où les langues régionales ont été officialisées: cela débouche sur la deuxième phase : l’éclatement de l’état: le 27 septembre les élections régionales en Catalogne se transforment en véritable plébiscite indépendantiste puisque les candidats se divisent – toute tendances confondues- en indépendantistes et espagnolistes !

  4. chilbaric

    Quand, au XIXe siècle, pour obliterer le rôle fondateur des francs, furent officiellement exhumés, après 20 siècles d’enterrement, « nos ancètres les gaulois », on inventa, dans le sud, pour décliner le forfait, « nos ancètres les occitans ».

    Mais c’est bien le même mouvement, le mouvement « tout sauf les francs ».
    Et, outre, l' »ennemi » commun, à savoir l’infusion germanique, ils ont ce même trait : inventer une unité factice pour l’opposer à l’unification effective et historique, plusieurs fois remise sur le métier, « des trois races de nos rois »

    Car, si il y a bien une copieuse ascendance celtique en France, elle concerne 80 % de l’europe de l’ouest à son maximum d’expansion, et non pas les seuls territoires conquis par César, territoires qui n’avaient aucune unité politique au delà de la tribu.

    Quant à l’occitanie, c’est typiquement une invention de toulousains, ce qui est d’ailleurs fort naturel, vu la position de toulouse. Toutefois, les béarnais et les provencaux, pour ne citer que ceux-là, pourront la trouver assez comique, vu qu’ils ont mieux à faire chacun dans leurs coins respectifs, que de pleurnicher en « occitan reconstitué » sur les malheurs d’un comte de toulouse qui n’en loupait pas une.

    S’il doit y avoir une langue commune au delà de celle de nos pays de France, c’est précisemment le français, parce qu’il en faut bien une, parce que c’est initialement la langue du domaine immédiat de la couronne, le ‘français du roi – comme on disait au québec. ‘

    Du reste quand on lit montaigne, on perçoit aisément combien est superficielle et peu prédictive la distinction poétique opérée, en son temps, par Dante entre les langues du « oil » du « oc » et du « si ». Montaigne écrit bien ses essais dans la langue d’oil officielle, donc, mais son texte est truffé de mots gascons !

    Le crime contre la diversité, en France, est survenu lorsque des neuneux, pseudo savants, ont prétendu éradiquer la diveristé linguistique locale, et faire de la langue commune du Royaume, la langue unique de tous ses pays composants.

    1. Christine TasinChristine Tasin

      personne n’a jamais voulu éradiquer la diversité linguistique locale, Jean Lafitte le démontre avec brio dans un petit essai que nosu allons bientôt publier. Il fallait une langue officielle au pays, il fallait l’apprendr eà l’école mais nul n’a jamais interdit aux familles de parler entre eux les langues locales s’ils ont cessé de le faire c’est leur choix et leur faute et non celle de l’ETat ou de pseudo-savants

    2. Spipou

      « Le crime contre la diversité, en France, est survenu lorsque des neuneux, pseudo savants, ont prétendu éradiquer la diveristé linguistique locale, et faire de la langue commune du Royaume, la langue unique de tous ses pays composants. »

      Entièrement d’accord ! Sauf que ce n’étaient pas des pseudo-savants mais un roi, François Ier, qui a choisi d’imposer comme « langue vulgaire » le dialecte qu’il parlait lui-même, et que pas un français sur dix ne comprenait. Il aurait mieux fait de garder le latin, qui lui, au moins, était compris par tous les lettrés.

      1. Christine TasinChristine Tasin

        Faux historiquement le français était utilisé depuis très longtemps comme langue officielle ; le serment de Strasbourg, en 842 est écrit en langue romane, ancêtre du français, et choisi pour être compris de tous les soldats…François premier, et on ne le remerciera jamais assez à ce sujet, a eu l’intelligence de rendre officielle une utilisation générale et de permettre que le peuple accède à tout, ce qui n’était pas le cas avec le latin, réservé à une élite. Le peuple ce n’est pas que les lettrés !!!! Et le travail qu’il a fait /fait faire pour développer et enrichir la langue avec les poètes de la Pleiade notamment ont si bien réussi que même pas deux cents après toutes les cours européennes parlaient français langue subtile, permettant toutes les nuances de l’expression des sentiments et de l’intellect, langue de la poésie et de la littérature, langue de la science… Excusez du peu ! On serait allés loin avec des dialectes, des patois n’ayant jamais abouti au statut de langue et le latin réservé à une élite !!!!!

        1. Spipou

          Christine, le serment de Strasbourg a été écrit en langue germanique et en langue ROMANE ! Langue romane, ce n’est pas le français. D’autre part, des trésors de la littérature médiévale de langue « française », aucun n’a été écrit dans le dialecte françois. Les plus connus ont été écrits en dialecte normand et en dialecte champenois, autrement plus importants, plus renommés et plus parlés à l’époque que le misérable dialecte françois. Quant aux nuances de l’expression, toutes les langues ont leur nuances – c’est le linguiste qui parle, là – et le français en est assez pauvre, justement. Le « génie » de la langue est en fait le génie des auteurs, qui parviennent à exprimer ce qu’ils veulent avec, ou malgré, l’outil dont ils disposent.

          Enfin, là où le français est particulièrement pauvre, c’est du point de vue phonétique. C’est la seule langue que je connaisse, et j’en connais un certain nombre, qui n’ait pas d’accent, d’où la difficulté pour les locuteurs français de parler correctement les langues étrangères avec leurs accents toniques.

          Oui, le français a réussi à obtenir une audience internationale parce que la France a été la grande puissance d’Europe, comme l’anglais lui a ravi cette place parce que les Etats-Unis sont la grande puissance mondiale : prééminence due à la politique et non à la linguistique. L’anglais, le vrai anglais, pas l’anglais d’aéroport, est tout aussi subtil, sinon plus, que le français, mais ce n’est pas ça qui lui donne son statut actuel. Je pense que 99% des gens qui ont l’anglais comme deuxième langue n’ont jamais lu William Blake et ne connaissent pas les bonheurs d’écriture de Shakespeare…

          François Ier, je me répète, a rendu langue officielle son propre patois, qui était inintelligible pour les neuf dixièmes des habitants de la France d’alors. Le français n’est un dialecte qui a réussi parce qu’Hughes Capet a été élu roi de France, parce que c’était un petit seigneur que ses pairs ne craignaient pas. Quand François Ier a rendu obligatoire l’usage de la langue vulgaire, cette langue vulgaire, c’était la sienne et uniquement la sienne ! Peut-être qu’une interprétation différente de l’Edit de Villers-Cotterêts aurait permis l’usage de la langue vulgaire de chaque région ? On ne le saura jamais, le mal est fait et des trésors linguistiques sont perdus pour toujours.

          La seule langue, bien avant que le français n’existe, qui a acquis le statut de langue internationale par son seul rayonnement culturel, c’est… l’occitan ! Le français le lui a ravi, puis l’anglais l’a ravi au français… Peut-être à l’avenir le chinois lui prendra la place, qui sait ? Du moment que ce n’est pas l’arabe du coran…

          1. Christine TasinChristine Tasin

            Tout faux mon cher Spipou, pas le temps de dialoguer à l’infini à ce sujet en ce moment mais je vous signale ou rappelle que Gaston Phoebus, au XIVème siècle parlait couramment le « français  » de François premier ; on a également le témoignage en langue d’oïl d’étrangers, des Florentins notamment, qui au XIII ème siècle s’expriment en « français  » parce que c’est la langue la plus répandue ; l’ancienne coutume de Bretagne a été elle aussi écrite en Français-langue d’Oïl au XIII ème siècle… François premier a donné des lettres de noblesse à une langue qui était majoritairement utilisée, partout en France, même là o ù il y avait des dialectes…Pour l’occitan je vous renvoie aux deux articles déjà consacrés au sujet par Jean Lafitte.. Il a déjà bien montré l’arnaque que c’était et c’est encore !

    3. jan

      Quand, au XIXe siècle, pour oblitérer le rôle fondateur des francs, furent officiellement exhumés, après 20 siècles d’enterrement, « nos ancêtres les gaulois »
      Oui en effet , il faudrait dire plus justement « nos ancètres les gaulois ,ET les Francs « 

      1. Christine TasinChristine Tasin

        On s’en fout. Excusez la brutalité. Là où on est, tout le monde reconnaît le rôle de Clovis qui a donné le nom de sa tribu à notre pays et à nos compatriotes, excusez du peu, rappeler les Gaulois et les gallo-romains auxquels Clovis s’est rallié puisqu’il a adopté leurs valeurs, leur mode de vie, de pensée… est fondamental. Oui il faut louer nos ancêtres les Gaulois même si la part gallo-romaine est tout aussi importante.

  5. Rigdebert RINOCERO

    La dfivision entre langues d’oc et langues d’oil est des plus artificielles. D’abord la limite entre parlers d’oc et parlers d’oïl est difficile à définir; ensuite toutes ces langues sont communes et ont la même origine le latin. Ainsi le français et l’occitan sont des langues voisines, et on peut même considérer que la langue française outre le fait qu’elle est la langue de la République française, peut être considérée aussi comme la variante septentrionale de l’Occitan. Quant au terme occitan, il ne fait pas sens pour les provençaux, gascons et béarnais qui estiment que leur parler spécifique se désignent par le nom de leur région.
    Au demeurant vouloir considérer qu’il n’y a qu’une seule langue dans le sud de la France (si l’on excepte le basque et le catalan) , c’est curieusement reprendre une conception centralisatrice et jacobine habituellement dénoncée par les défenseurs des langues régionales.
    Parlons plutôt de langues occitanes .
    Cette charte européenne vise effectivement à affaiblir les Etats nations et les langues nationales pour lui substituer la langue anglaise comme langue – unique de lk’Europe – et au mépris de la diversité linguistique de notre continent. La charte des langues européennes sert de prétexte pour imposer la langue de la globalisation qu’est l’anglais. Entendons nous bien on peut légitimement être attaché aux langues régionales et souhaiter les voir revivifier mais dans le cadre national et sans les arrières pensées de l’Union européenne.

  6. xtemps

    Il est claire que les escrocs supranationalistes aux pouvoirs poussent les peuples à leurs conditions comme d’habitude, et feront des pieds et des mains et toutes les magouilles possibles pour arriver à leurs fin et avoir raison d’imposer leurs saloperies aux européens, voilà les raisons de l’union européenne et ses grands leviers de pouvoirs contre les peuples européens, qui est plutôt la désunion européenne et la destruction de l’Europe où tous les peuples européens seront à leurs merci complète, sans qu’ils puissent se défendre, faute de démocratie et disparu aux profits de la troïka commune niste.
    Ils doivent nous laisser tranquille, ces gens là nous ont assez fait du mal aux peuples européens, ces gens là sont des criminels.
    Rien n’est fait par hasard et rien n’est gratuit et tous les immigrés sont aussi pigeons que nous, et les premiers et les plus grands pigeons, sans le savoir, sont les musulmans en venant en Europe, on attrape pas des mouches avec du vinaigre.

  7. Antiislam

    @ Huguette,

    Bonjour,

    Les langues d’Oc sont des langues magnifiques, mais la construction de l’Occitan par l’IEO de Toulouse est une pure et simple fiction.

    Petit dans le village corrézien de mes deux grand-mères, il y avait des messes en langue limousine: j’étais ébloui .

    Mais je me demande si même la langue limousine n’était pas une fiction ???

    Un paysan de la région de Limoges pouvait-il dialoguer dans cette langue, sans problèmes, avec un paysan d’Ussel, de Brive ou de Tulle ?

    Je n’en suis pas sûr.

    Ce dont je suis sûr c’est que les langues régionales sont utilisées par l’U »E », en 2015, pour casser l’unité nationale française et ne trouver en face d’elle que des Landers à la française.

    Système fédéral allemand qui a été conçu par les Alliés pour casser l’Allemagne et, vu son passé criminel, la maintenir faible politiquement.

    Je pense que, tous ici, nous ne voulons pas d’un tel statut pour notre France.

    Auraient-ils pu se comprendre vraiment vu l’espace et le temps qui les séparent ?: :=)

    https://www.youtube.com/watch?v=6hdR1vbHL0Y

    https://www.youtube.com/watch?v=1krWt8zPKMw

  8. Spipou

    TOUTES les langues officielles ou nationales modernes sont des constructions artificielles, français et occitan compris.

    Tous les linguistes le savent, comme ils savent tous que certains dialectes ont eu plus de chance que d’autres, les circonstances politiques les ayant élevés au rang de langue : le français, dialecte de l’Ile de France, l’italien, dialecte florentin, l’espagnol, dialecte de la Castille, l’allemand, dialecte « Hochdeutsch », etc. D’autres langues, elles, ont été construites plus artificiellement à partir d’emprunts depuis leurs différents dialectes ; c’est le cas, par exemple, du nynorsk (néonorvégien en français), deuxième langue officielle de la Norvège, et, je crois, de l’ukrainien. Je ne crois pas que la Norvège soit en voie de séparation en deux morceaux, et quant à la guerre qui sévit dans l’est de l’Ukraine, elle est le résultat de la tentative du gouvernement issu du mouvement de Maïdan d’interdire la langue russe en Ukraine. Mais aucun ukrainien ukrainophone ne demande le retour au dialecte de ses grands-parents !

    La « langue » d’oïl était un ensemble de dialectes, j’apprends qu’il y en avait huit mais peu importe le nombre. La langue officielle (« langue vulgaire » dans l’édit de Villers-Cotterêts) choisie par François Ier a été le dialecte de l’Ile de France. Mais les autres dialectes ont encore été parlés fort longtemps, sans intercompréhension possible entre eux, jusqu’à l’école obligatoire, et surtout jusqu’à l’arrivée de la télévision. Le dialecte picard (le ch’timi) est encore largement parlé.

    La « langue » d’oc était aussi un ensemble de dialectes, que les militants occitanistes ont tenté d’unifier sous le nom d’occitan.

    Mais ces deux langues sont effectivement des langues différentes, bien que toutes deux d’origine latine, et les points communs lexicaux et grammaticaux entre leurs différents dialectes font que l’on peut effectivement parler de langues.

    La même chose s’applique au breton (deux dialectes principaux), au basque (quatre dialectes, je crois), au corse (deux dialectes)…

    Le breton, le basque, et, dans une moindre mesure le corse, sont toujours bien vivants. L’occitan, lui, ne l’est plus que dans quelques terroirs très limités.

    Les militants qui revendiquent leur indépendance sont très minoritaires par rapport à ceux qui revendiquent la reconnaissance de leur langue, et, a minima, qu’elle soit enseignée à l’école.

    Les québecois se sont battus pour conserver l’usage de leur langue, ils ont réussi, mais tous les referendum pour l’indépendance du Québec ont échoué.

    Il faut rappeler qu’en France, l’abandon progressif des langues régionales n’a pas été un choix de leur locuteurs, mais le résultat d’une politique d’uniformisation, souvent brutale, notamment auprès des enfants. Nier cela serait nier les faits historiques. Si vous demandez à des personnes de la génération des 50 – 60 ans, il y en a encore qui s’en souviennent très bien !

    Je ne connais pas le texte de la charte en question, mais je crois qu’elle s’applique uniquement aux langues régionales et non aux langues immigrés. Que l’islam essaie de prendre le train en marche comme le dit l’autre article sur le sujet, ça ne m’étonne pas, il essaie de prendre tous les trains en marche, mais je pense qu’il sera bien accueilli, notamment en Bretagne ! (C’est de l’ironie !)

    Bref, je ne vois pas en quoi la reconnaissance d’un fait culturel, et la volonté de vouloir sauver une part du patrimoine de l’humanité – et en ce qui concerne l’occitan, il s’agit d’une langue qui a été la langue de culture de toute l’Europe, excusez du peu, bien avant que le français unifié n’existe – pourrait menacer notre pays.

    Il existe des pays, notamment un pays limitrophe de la France qui s’appelle la Confédération Helvétique, où l’existence de quatre langues – la quatrième ayant un statut un peu inférieur aux trois autres, mais étant tout de même langue d’enseignement et d’administration dans un canton – n’empêche personne de se sentir citoyen helvétique. Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être pareil en France.

    Quant à l’Allemagne fédérale, il ne me semble pas, de nos jours, que ce soit un nain politique, même si le danois est langue officielle à égalité avec l’allemand dans le nord du Schleswig (Slesvig en danois).

    Enfin, à tenir ce raisonnement vis-à-vis des langues régionales, pourquoi ne pas le tenir vis-à-vis du français ? Après tout, ça serait tellement pratique pour tout le monde de parler anglais !

    1. Christine TasinChristine Tasin

      On ne sera pas d’accord sur deux points essentiels :
      – la charte européenne est excessivement dangereuse, allez la lire, puisqu’elle prévoit la possibilité d’utiliser les langues régionales partout, dans l’adminisration, à l’école, au tribunal etc avec les contraintes et frais de traduction afférents. C’est faire de la France une tour de Babel.
      – Je vous rnevoie au travail de Jan Lafitte à paraître qui montrera que l’abandon des langues régionales avant commencé bien avant le XIXème siècle dès le mOyen Age et que les élites régionales elles-m^mees sont passées au français toutes seules, sans aucune contrainte. Enfin je répète que si les familles ont cessé de parler patois ou autre à leurs enfants c’est leur choix, personne n’a mis un policier dans les familles ! les familles dont un des parents est anglais ou espagnol etc qui ont voulu parler les deux langues avec leurs enfants l’ont fait, pourquoi un breton ou un Basque n’aurait-il pas pu faire pareil s’il avait voulu ? C’est pourquoi je suis en total désaccord avec vous notamment pour cette phrase « Il faut rappeler qu’en France, l’abandon progressif des langues régionales n’a pas été un choix de leur locuteurs, mais le résultat d’une politique d’uniformisation, souvent brutale, notamment auprès des enfants. Nier cela serait nier les faits historiques. Si vous demandez à des personnes de la génération des 50 – 60 ans, il y en a encore qui s’en souviennent très bien ! »

      1. Spipou

        Je suis désolé, Christine, mais le port du « symbole » infamant à l’école, entre autres mauvais traitement, c’est un fait. Qu’on ait des opinions différentes sur le sujet, ça ne me pose pas de problème, mais vous ne pouvez pas aller contre les faits.

        Que les élites soient passées au français d’elles-mêmes, je suis d’accord, mais pourquoi ? Tout simplement parce qu’il était impossible, dans une France où l’administration et les affaires se faisaient exclusivement en français, d’utiliser uniquement son dialecte maternel dès qu’on occupait un certain rang social. Donc, dire « sans aucune contrainte », ça ne me paraît pas tout à fait exact. De plus, parler français, pour les élites en question, ça vous éloignait de la bouse du petit peuple et de la honte du « patois »… Ca n’a pas été le cas dans les pays plurilingues, je reprends l’exemple de la Suisse. (Ce qui n’empêchait pas les élites suisses de maîtriser le français et l’allemand, l’italien faisant un peu figure de parent pauvre, et le romanche n’ayant pas le même statut que les trois autres langues.)

        Enfin, si les élites parlaient français, elles le parlaient souvent fort mal ! Rappelez-vous Colette, qui étaient connue pour son accent bourguignon à couper au couteau… Elle écrivait le français à merveille, mais elle le parlait fort mal… Ce n’est pourtant pas si vieux !

        1. Christine TasinChristine Tasin

          Non Spipou les mauvais traitements étaient réservés à ceux qui ne parlaient pas français à l’école, à une époque où une leçon mal apprise valait 10 coups de règles sévères sur les doigts… Rien de grave. Et cela n’empêchait pas les familles de continuer à parler leur langue régionale, leur patois à la maison… Mais ces langues ont non seulement été déclassées socialement mais étaient moins riches que le français pour communiquer, c’est un fait ! Et laisser les élites parler français mais laisser le patois au peuple, quel mépris cela aurait été de la part de la France !
          Quant à la Suisse il s’agit de vraies langues pas de patois, dialectes etc. Ne mélangeons pas tout ! Colette parlait avec un fort accent bourguignon mais parlait magnifiquement le français aussi bien qu’elle l’écrivait on l’entend fort bien dans des émission s de radio enregistrées ! Et c’est grâce au français qu’elle est devenue écriv ain et Dieu sait qu’elle a adoré le français qui le lui a bien rendu. On se fout de son accent

          1. Spipou

            « les mauvais traitements étaient réservés à ceux qui ne parlaient pas français à l’école »

            Oui, c’est ce que je disais.

            Repérer un petit camarade qui parlait patois dans la cour de récréation pour le dénoncer au maître et pouvoir lui refiler le symbole infâmant…

            Rester une après-midi entière dos au mur et bras en croix avec une brique dans chaque main…

            Etc.

            Rien de grave ? Si vous le dites !

          2. Christine TasinChristine Tasin

            Ben oui c’était le traitement ( barbare) pour tous ceux qui ne respectaient pas les règles, n’apprenaient pas leurs leçons etc ce n’était pas le traitement réservé à ceux qui parlaient patois.

          3. Spipou

            Le roman de la rose, je parle de celui de Jean Renart, bien sûr, pas de celui de Guillaume de Lorris.

            Tristan et Iseult…

            Le chevalier de la charrette… (Mon préféré, une merveille ; mon seul regret étant de ne pas pouvoir le lire dans la langue originale)

            La chanson de Roland…

          4. Christine TasinChristine Tasin

            langues romanes mutuellement intelligibles devenues langues d’oïl avec une d’entre elles qui est devenue prééminente, tout cela c’est de l’ancien français, avec des influences locales, anglo-normand, champenois… mais compris par les locuteurs du français,les dialectes ont disparu de fait, sans qu’on ait besoin de légiférer. L’édit de François premier visait non pas les dialectes et patois mais le latin qui n’était plus compris que par les lettrés. Le sujet est passionnant, Spipou mais je n’ai pas le temps de m’en occuper, comme je le disais hier, on a passé quelques commentaires, quelques échanges, on arrête là sur le sujet pour le moment ;l’urgence est ailleurs. Je vous signale que Jospin avait fait faire un rapport sur les langues qu’il fallait considérer comme relevant de la charte en France, il y avait l’arabe dialectal et le berbère, car présents sur le territoire… s’y ajoutent toutes les langues parlées à Mayotte, à la Réunion, forcément. Le rapport avec l’islam est étroit, la langue communautariste qui sera utilisée, et la disparition de l’obligation de parler français qui ouvre la porte à toutes les interprétations, forcément; et l’islam comme par hasard est défendu par les fous de verts et autres guachistes qui défendent aussi la charte, ils ont compris que l’état nation et la langue française étaient leurs ennemis. Si vous voulez vous entretenir avec Jean Lafitte je peux lui demander s’il accepte d’être mis en contact avec vous pour poursuivre le débat, bien qu’il soit débordé de travail… Voici les deux articles qu’il a consacrés à l’occitan sur RR http://resistancerepublicaine.eu/2015/sus-a-loccitan-arnaque-destinee-a-demembrer-la-france/
            http://resistancerepublicaine.eu/2015/occitan-bel-kacem-pellerin-et-le-conseiller-regional-grosclaude-demantelent-la-france/

          5. Spipou

            Pas le temps ? Bon, j’arrête là la discussion, et je considère qu’effectivement il y a plus urgent comme sujet…

            Mais… Si je peux me permettre, Christine, c’est vous qui avez soulevé ce lièvre ! Sachant que je vous lis, et connaissant ma sensibilité sur le sujet (ce n’est pas la première fois qu’on se chipote là-dessus tous les deux), ne soyez quand même pas trop étonnée que je vous réponde avec autant de fougue ! 😉

            Juste un petit mot pour vous rappeler quand même mes motivations, qui ne sont pas la disparition de la France, mais mon souci de préserver ce qui peut encore l’être du patrimoine culturel humain. J’espère que ça vous rassure sur mes intentions ?

            Bon, je m’arrête là, parce que sinon, je vais me lancer sur les niveaux d’intercompréhension entre les dialectes d’oïl (ou d’oc), et je préfère aussi que vous consacriez votre temps à l’islam ! Parce que si on le laisse faire, celui-là, la question du patrimoine culturel humain ne se posera plus, les vestiges de Palmyre sont déjà en train d’en faire les frais, après les Bouddhas de Bamyan et les bibliothèques de Tombouctou…

          6. Christine TasinChristine Tasin

            Je sais Spipou, j’ai lancé, par la force des choses, le sujet car il est très important pour des raisons que vous ne partagez pas mais je ne peux pas répondre à 7 ou 8 longs commentaires de votre part sur le sujet, commentaires qui mériteraient des réponses circonstanciées, sauf à ne plus valider d’autres commentaires, à ne plus écrire d’articles à ne plus répondre au téléphone et aux courriels sans parler de la vie quotidienne… Je fais passer de temps en temps un article sur le sujet de la Charte car c’est un énorme danger lié à beaucoup d’autres mais je ne peux pas me lancer dans un débat de fond effectiveemnt, l’islam réclamant toute notre énergie ! amitiés

          7. Spipou

            D’accord avec vous, la lutte contre l’islam réclame toute notre énergie…

            Et nous empêche d’avoir de passionnants débats sur la linguistique.

            Hélas !

            Juste une question, dans la Charte en question, paragraphe 5-21-1-iii : « elle n’inclut ni les dialectes de la (des) langue(s) officielle(s) de l’État ni les langues des migrants », j’ai bien lu ?

          8. Christine TasinChristine Tasin

            je ne suis pas devant l’ordinateur auquel je n’ai pas accès, je valide avec mon téléphone, laborieusement… Je ne réussis pas à lire la Charte sur mon téléphone, écran trop petit. A partir du moment où on considère que l’arabe est parlé dans certains territoires de la République et qu’il a été utilisé en France quand l’Algérie en faisait partie tout est possible…. voir Cerquiglini qui avait été chargé rapport par Jospin en vue ratification charte ; il a mis arabe dialectal et berbère dans la liste http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/994000719.pdf

  9. Spipou

    Encore un détail… Quand on voit les mesures de rétorsion dont l’Europe a menacé l’Ecosse si elle votait oui à son indépendance, je ne suis pas sûr qu’elle tienne tant que ça à la disparition des pays qui la composent.

    Ca a été vrai à une époque, mais les dirigeants européens (qui sont quand même d’abord des dirigeants nationaux) ont senti à ce moment vaciller les sièges sur lesquels ils sont assis…

    1. Christine TasinChristine Tasin

      Rien à voir ; ils ne supportent pas, justement que des nations soient indépendantes parce que leur but est de tout encadrer en les faisant exploser au sein de l’UE, entité politique !

      1. Spipou

        Si, justement, ça a tout à voir… J’ai d’ailleurs lu il y a quelque temps une étude très intéressante sur le sujet.

        Les dirigeants européens ont favorisé pendant un temps les mouvements régionalistes, mais ceux-ci sont maintenant beaucoup moins bien en cour auprès de l’Europe.

        L’Europe s’est rendu compte qu’elle aurait beaucoup à perdre de son pouvoir si elle laissait se défaire le statu quo actuel.

        Les personnes qui composent le Conseil Européen et le Conseil des Ministres (je ne parle pas de la Commission) sont des représentants des pays qui existent actuellement. Ils se sont rendus compte qu’à favoriser les régionalistes, ils risquaient de perdre une part de leur pouvoir au profit de représentants écossais, catalans, gallois, beaucoup plus nationalistes qu’eux… Et ça ne leur plait pas du tout, du tout !

        1. Christine TasinChristine Tasin

          Spipou vous êtes un doux rêveur. L’UE c’est le projet allemand de voir disparaître tous les Etats nation pouvant lui faire de l’ombre, projet déjà porté par Hitler…

          1. Spipou

            Je ne vois pas en quoi je suis un doux rêveur en disant ça !

            Je ne discute pas de la définition du projet européen ni de son but, je parle simplement du renversement de tendance qui a eu lieu ces dernières années au sein des instances européennes.

          2. Christine TasinChristine Tasin

            Doux rêveur… renversement de tendance au sein de l’UE ? Mais enfin où vivez-vous ? les droits des minorités deviennent un carcan partout et de plus en plu sl’UE passe par-dessus l’Etat pour négocier avec les régions…

  10. huguettehuguette

    d’accord avec vous antiislam : il faut tous parler le français !disons que j’ai eu une séquence nostalgie en parlant du cévenol !!mais il ne faut pas non plus le supprimer c’est quelque chose auquel nos ancêtres ont tenue et sans doute vaut-il mieux une chaire d’occitan à la fac de Toulouse qu’un chaire d’arabe!!! n’est ce pas? d’un autre côté j’avoue que quand les alsaciens m’adressent la parole en alsacien au début cela m’agaçait mais maintenant tout le monde ici parle le français.Quant à devenu*ir des lands allemands nous n’en sommes pas là du moins je l’espère

    1. Gourgaud

      Chère Huguette cévenole,

      Le cévenol, que vous aimez avec nostalgie (et avec raison!) est une vraie langue ! Demandez à n’importe quel Cévenol s’il parle ou connaît l' »occitan », il vous dira non, mais pour « cévenol » ou « patois cévenol », c’est oui à 100%
      Je suis l’auteur de la première grammaire cévenole jamais publiée, et c’est cette grammaire qui a servi à la commune d’Aigremont pour déclarer que la langue cévenole fait partie du patrimoine immatériel de la commune.
      C’est la preuve qu’on peut aimer une langue régionale et la défendre sans avoir recours au mythe ultra-dangereux de la « langue occitane » dont le nom même n’a JAMAIS existé dans aucune des langues du sud de la France !!! (le mot « occitan » apparaît en occitan… à la fin du XIXe siècle, c’est dire l’authenticité de cette langue)
      D’ailleurs, quel occitaniste pourra nous expliquer à quelle époque un Niçois et un Limousin ont pu se côtoyer assez longtemps pour se forger une langue commune ? Car enfin une langue se construit par contacts de populations (autour des centres de commerces, surtout). Alors, quand est née cette fumeuse « langue occitane » ???
      Le cévenol, par contre, est une réalité humaine très simple à expliquer à partir de la notion de PIEMONT, point de jonction entre populations des plaines et des montagnes: c’est bien là que s’est bâtie la capitale des Cévennes, Alès, et que s’est forgée notre langue par contacts/mélanges des Cévenols des montagnes et des plaines. Réalité concrète, facile à concevoir, tout le contraire d’un mythe à l’occitane.
      Donc: NON, le cévenol n’est pas de l’occitan parce que le cévenol est une langue réelle et l’occitan un mythe imbécile et destructeur.

  11. Antiislam

    @ Gourgaud,

    Bonjour,

    Entièrement d’accord avec votre analyse.

    Comme je l’ai dit plus haut, sans même parler de Limoges et Nice, je doute qu’un paysan du nord de la Corrèze ait pu jamais comprendre un paysan du sud de la Corrèze, soit moins de 130 km de distance …

    C »est que ces personnes ne BOUGEAIENT pas: leur univers était restreint au 10 km autour de leur village et encore !

    C’était la situation commune avant 1960.

    Difficile à penser pour nous quand notre nièce va passer, cet été, 5 jours à New-York ou notre cousin 10 jours à Pékin :=)

    1. Gourgaud

      @ antiislam

      Ce que vous dites est l’évidence même, et il faut exiger des occitanistes qu’ils nous « expliquent » la naissance de leur langue dix fois plus grande que les autres langues de la France médiévale ! Leur carte d’Occitanie parle d’elle-même, qui réduit le breton, le basque, etc. à des confetti en comparaison !
      … Sans parler de la « France » qui du coup, amputée de tous ces territoires, apparaît comme plus petite que l’Occitanie, et même beaucoup plus petite dans les cartes où les occitans ont annexé la Catalogne (française et espagnole).
      Et Jean Lafitte a eu mille fois raison de tirer ici la sonnette d’alarme: ce qui pour nous est une élucubration de cerveaux malades risque d’apparaître comme un motif de rebellion et de « combat libérateur », exactement comme le discours tristement débile des islamistes est une incitation directe au meurtre. « Guerre sainte » islamiste ou « guerre de libération » occitane, même incitation à la division, au mépris et à la haine.

      1. Christine TasinChristine Tasin

        Et nous publions demain un autre texte de Jean Lafitte qui fait le tri entre les différentes lois et manipulations pour nous faire accepter « l’occitan »

  12. huguettehuguette

    merci merci cher Gourgaud pour ce bel exposé sur le cévenol cela m’a fait très chaud au coeur et là je ne parle pas de la canicule qui règne ici!
    ma famille maternelle est d’Alès et ma famille paternelle est d’Anduze depuis des siècles : nous avons réussi à remonter jusqu’en 1602! je me considère donc comme une vraie française de souche!!
    je vis en Alsace : eh oui les aléas d’un premier mariage mais j’ai tout de même une grande nostalgie de mes belles Cévennes

    1. Gourgaud

      Chère Huguette alesenco,

      Figurez-vous que va paraître incessamment un ouvrage bilingue cévenol-français d’un auteur qui, comme son nom Stehlé l’indique, était originaire d’Alsace, sa famille ayant préféré s’installer en France pour ne pas devenir allemande après 1870. Et Louis Stehlé a écrit une « nouvelle alsacienne » que vous trouverez dans l’ouvrage en 3 versions: la version originale cévenole, la traduction française et la traduction en gascon-béarnais de… Jean Lafitte, bien connu à Résistance Républicaine ! Traduction suivie d’une bio-bibliographie de Jean Lafitte.
      Autre intérêt de cette publication: l’écrivain, qui était soldat dans les Balkans en 1917-18, a ramené de là-bas quelques impressions bien senties sur les Musulmans (mais oui, déjà à l’époque!)
      Tenez-vous au courant de la publication sur le site de l’éditeur: Atramenta (où j’ai déjà publié plus de 800 pages de littérature cévenole, outre la grammaire cévenole)

      Joio ! (mot de la convivialité cévenole, qui signifie « joie » et « au revoir »). Ne cherchez pas d’équivalent en « occitan »

      1. Christine TasinChristine Tasin

        Merci à vous pour cette information, ce serait bien de la redonner quand le livre sera paru

  13. huguettehuguette

    merci cher cévenol pour toutes ces bonnes nouvelles j’irai que le site des éditions atramenta pour me renseigner sur l’ouvrage de Stehlé que je me propose d’acquérir
    JOIO pour vous aussi

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