L’interdiction d’égorger des bêtes assommées préalablement n’est pas dans le coran, par Philippe Jallade


Encore et encore, à propos de l’abattage « halal » : l’interdiction d’égorger les bêtes assommées (étourdies) n’est pas dans le coran ; c’est de l’enfumage de la part du « haut clergé » de l’islam (un peu de provoc, là), qui joue sur un mot d’un verset du coran : « al-maûqûdhat» (????????????? ), verset 3 sourate 5. Contrairement à ce que l’on fait croire, ce n’est pas la bête assommée (étourdie) qui est interdite, mais la bête MORTE assommée. Autrement dit, ce qui est interdit, c’est d’égorger une bête déjà morte suite à un coup.
Ce mot « al-maûqûdhat» n’apparait qu’une fois dans le coran, et aucun autre mot de cette racine ne figure dans le coran ; mais pour les explications, on peut trouver son bonheur par exemple dans des dictionnaires d’arabe un peu anciens… ; sa signification est sans ambiguité, n’est-ce pas, ô Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris ?
Que veut dire « assommer » en français ? Dictionnaire Larousse : « ASSOMMER :
1-Tuer quelqu’un, un animal, en lui portant un coup violent sur la tête : Assommer un bœuf.
2- Frapper un être vivant d’un coup qui l’étourdit : Assommer son agresseur d’un coup de poing. »

L’interprétation erronée, notamment en France, du mot « el-maûqûdhat », lui donne le sens n°2 ci-dessus : assommer/étourdir, alors que le mot arabe a sans conteste le sens n°1 : assommer/tuer.
Qui dira enfin la vérité aux musulmans, et aux autres ? RR ?

Maintenant, venons-en à ceci, le « haut clergé » de l’islam semble ignorer ce passage du coran -que j’ai rappelé à Dalil Boubakeur dans un deuxième mail en avril 2012- : « Ne dites pas au gré de vos caprices (mensonges) : Ceci est licite (halal), et cela est illicite (haram)!, en attribuant ainsi à Dieu des mensonges. En vérité, ceux qui attribuent des mensonges à Dieu ne connaîtront jamais le bonheur! Piètre jouissance au regard du terrible châtiment qui les attend ! « (Sourate 16, versets 116-117).
Conclusion : Le « haut clergé » de l’islam lui-même ne craint pas le châtiment (d’Allah) pour ses mensonges sur le halal ; ceci confirme que le « haut clergé » de l’islam n’en a rien à foutre du coran. Le musulman de base en prendra-t-il bonne note aujourd’hui ?

Addendum :

Trouvé récemment ce texte, datant de 2008, de Sami Aldeeb (Suisse) à une association de consommateurs musulmans :

« Je suis personnellement convaincu que :

. l’étourdissement des animaux avant de les abattre n’est pas contraire au droit musulman
. la viande provenant d’animaux étourdis est une viande halale
. la viande provenant d’animaux non-étourdis, là où l’étourdissement est faisable, comme c’est le cas en Occident, n’est pas halale pour la simple raison que le droit musulman exige de réduire la souffrance de l’animal autant que possible.
. l’étourdissement des animaux n’empêche pas que le sang soit vidé ; bien au contraire, un animal étourdi se vide plus facilement de son sang que l’animal non étourdi.

L’argument de viande halale ou casher utilisé par des milieux musulmans et juifs pour désigner la viande provenant d’animaux égorgés sans étourdissement est un argument à but commercial qui n’a rien à faire avec la religion, et à mon sens il va contre l’esprit de la religion.

Philippe Jallade

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6 thoughts on “L’interdiction d’égorger des bêtes assommées préalablement n’est pas dans le coran, par Philippe Jallade

  1. AlainAlain

    Bon travail d’information, comme d’hab Jallade, mais de toute manière, quoi qu’ils disent ou fassent sur ce sujet, ce genre d’abattage, je ne pense pas me tromper en disant qu’on -nous Français(es) plus que bien informé(es) n’en voulons plus chez nous, point barre. Leurs barbarie et obscurantisme sous toutes leurs formes ne sont ni supportables ni tolérables.

  2. Laurent

    Monsieur Jallade,

    Vous pourriez aussi, si le cœur vous en dit, vous pencher sur la traduction du coran concernant les pseudos vierges que ces cons là attendent quand ils se font péter.

    Je ne sais plus ou j’ai lu ça, mais un érudit à traduit le coran initial, de langue araméenne, et ce qui est promis semble plutôt être du raisin en abondance, plutôt que des femelles asservies à ces dégénérés du sexe.

    Traduction d’un allemand, il me semble me souvenir.

    J’ai une pensée pour toutes ces tunisiennes embrigadées, qui se font engrosser actuellement en Syrie par les rebelles de l’OTAN et rentre penaudes et cassée à vie.

    « Ils ne sont pas responsables »

    N’oubliez pas

    1. resistancerepublicaine

      On transmet à notre spécialiste es coran, en espérant qu’il n’est pas en train de se faire bronzer loin de l’ordi….

    2. jallade

      « un érudit à traduit le coran initial, de langue araméenne ». Non, le coran « initial » est en arabe et pas en araméen (autre langue sémitique, certes, plus ancienne).

      « ce qui est promis semble plutôt être du raisin en abondance, plutôt que des femelles »
      A croire qu’il n’y a pas déjà un mot en arabe pour désigner le raisin (ou la vigne)… En fait ce mot existe bien (‘inab) et revient 11 fois dans le coran.

      Christoph Luxenberg est le nom de l’érudit en question ; voir wikipedia. Il a sorti une théorie en 2000, pour tenter d’expliquer quelques passages du coran, le rendre plus compréhensible et cohérent, meilleur («Nous voulons donc nous efforcer de restituer sa dignité au Coran ) ; titre de sa thèse: « Lecture syro-araméenne du Coran. Contribution pour décoder la langue coranique » (« Die Syro-Aramäische Lesart des Koran : Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Koransprache »). Son travail, tempête dans un verre d’eau ? peut fort bien continuer d’occuper d’inutiles universitaires, les « pour » et les « contre » ses théories, mais n’est d’aucune utilité pour les anti-islam. Donc, pas de temps à perdre avec çà.
      Selon Luxenberg, les « houris » sont du raisin ? Certains soupirent d’aise, chez les bobos : « ouf, le paradis de l’islam n’est pas un bordel ».
      Mais alors, qui sont ces jeunes femmes du paradis, mises à la disposition des bienheureux de l’islam, appelées cette fois « kaoua’ib » (????????? ) au verset 33 de la sourate 78 ? Des traductions françaises traduisent par « jeunes femmes » ; Hamidullah s’aventure à traduire par : «des (belle) aux seins arrondis », et Kasimirski : « des filles au sein arrondi » !
      Alors, notez bien cette explication, un scoop sur RR : ce mot « kaoua’ib » désigne chez une femme, les mamelles arrondies, les seins bien ronds, à maturité et, par extension, les femmes qui ont ces mamelles. Luxenberg a eu beau « s’efforcer de restituer sa dignité au Coran », chassez les « houris », elles reviennent au galop (les nichons à l’air ?).

      Sourate 78 verset 33
      .??????????? ??????????
      et des (belle) aux seins arrondis, d’une égale jeunesse,

      etc…

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