Nous attendions un appel. Cet appel est venu de l’antre de la cathédrale de Paris, par Sylvia Bourdon


 Nous attendions un appel. Cet appel est venu de l’antre de la cathédrale de Paris, en ce jour de mai 21, 2013 à 16 heures

 Jamais, je n’avais entendu parler de Dominique Venner.  Ce n’est qu’à la nouvelle de son suicide spectaculaire dans la cathédrale de Notre Dame de Paris, en cette fin d’après midi sinistre et grise, que je me mis à alerter mes amis Facebook, dont la majorité est armée d’une solide culture, afin qu’ils m’aident à comprendre qui était ce personnage devenu soudain hors norme par cet acte fantastique.

 Eclairée par mes amis, je me mis à chercher frénétiquement tout ce que je pouvais trouver sur cet homme. Je me mis enfin à comprendre ce qui avait pu l’animer pour effectuer un geste aussi spectaculaire, dans un lieu qui l’est tout autant. J’ai compris le symbole et le message qu’il a voulu faire passer. J’en frissonne encore. J’ai le cœur qui menace de sauter hors de ma poitrine. C’est les doigts tremblants que j’écris ce texte.

 Il était le biographe de l’immense écrivain Allemand, Ernst Jünger. Œuvre parue en 2009, mais aussi le fondateur de la Nouvelle Revue d’Histoire « NRH », dans laquelle l’ami Bernard Lugan écrivait et qui doit se sentir bien orphelin ce soir. Je sais par des amis qui le connaissaient bien, qu’il avait une lointaine ascendance lorraine. Qu’il avait rencontré Ernst von Salomon et correspondu avec Ernst Jünger. On me dit que l’Allemagne était une patrie pour lui. J’imagine qu’il était donc imprégné par la culture de ce qui est aussi mon pays. Ce pays à l’origine du romantisme. Ce romantisme qui peut déclancher les sentiments les plus torturés. Etait-il dans cet état d’esprit lorsqu’il pénétrait dans Notre Dame pour accomplir son sacrifice devant l’autel ? Je peux l’imaginer.

 Dominique Venner deviendra-t-il le symbole du combat que nous menons avec un grand nombre d’autres éclairés, autour du grand écrivain qu’est Renaud Camus, qui ne cesse d’alerter la France entière de ce qu’est le Grand Remplacement de la population Française ? De la conquête de l’islam en France et en Europe qui se construit par une immigration massive incontrôlée, d’origine musulmane. De la destruction de notre civilisation par cette conquête qui ne cesse d’avancer sans que nos dirigeants soient capables de l’arrêter ? Un Renaud Camus rongé par l’observation précise du déclin de ce magnifique pays qu’était la France que j’ai tant aimé.  Renaud Camus, vaillant et courageux, qu’a cité dans ses derniers écrits, Dominique Venner. Camus que les chiens du politiquement correcte classent odieusement à l’extrême droite sans jamais avoir lu aucune de ses phrases. Camus qui n’a rien à voir avec le Front National, comme certains veulent le faire croire pour le diaboliser.  Oseraient-ils, ces chiens, classer le grand écrivain Allemand, Ralph Giordano, rescapé de l’holocauste, conscience de l’Allemagne, dans cette infâme catégorie parce qu’il mène en Allemagne le même combat que nous ? Ou le socialiste, Thilo Sarrazin qui dénonce cet islam conquérant ?

 Je suis ébranlée, par la meute de la médiacratie que rien n’arrête, pour minimiser ce suicide que je ressens comme un acte sacrificiel, dans l’esprit du plus pur romantisme allemand. Un acte qui révèle une âme torturée à l’extrême. Torturée par un monde devant lequel, Dominique Venner, lucide, s’est senti impuissant. Venner a estimé que le sacrifice sera un appel à se réveiller, à se mobiliser contre une calamité qui est en train de s’abattre sur nous, la conquête de la France et de l’Europe par l’islam.

 Ces acharnés de la médiacratie déclarent en cœur, sans exception, insultant sa mémoire, qu’il était un homme d’extrême droite. Que ses œuvres ne sont connues que dans un cercle restreint de cette mouvance politique honnie. Le cadavre encore chaud est dépecé par les cros de ces chiens, afin qu’il en reste le moins possible. Le rouleau compresseur de la lobotomisation, de la manipulation de masse est en route pour écraser brutalement toute véléité de résistance à un système qui est devenu mortifère pour la Nation, la République et les citoyens de ce vieux pays qu’est la France.

 J’en terminerai avec la citation de Winston Churchill que j’adapterai pour la circonstance à la France et en mémoire du héros qu’est désormais devenu Dominique Venner. Il ne nous aura pas quittés pour rien :

 « Nous défendrons la France, quel que soit le prix. Nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les terrains d’atterrissage, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines. Nous ne nous rendrons jamais. »

 Sylvia Bourdon

 

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8 thoughts on “Nous attendions un appel. Cet appel est venu de l’antre de la cathédrale de Paris, par Sylvia Bourdon

  1. Daniel

    Bonjour…..

    J’y ajouterai ces vers de notre hymne national, dont finalement peu de Français connaissent tous les couplets et que certains imbéciles voudraient « édulcorer », le trouvant trop violent voire « politiquement incorrect » !! (le sang impur, c’est raciste !!)

    Tout est soldat pour vous combattre
    S’ils tombent, nos jeunes héros
    La France en produit de nouveaux,
    Contre vous tout prêts à se battre.

    Un héros est tombé. Il n’était peut-être pas jeune mais faisons confiance aux forces vives de notre vieux pays, il y aura une relève……
    Amitiés Daniel.

  2. Michèle

    Magnifique et douloureux témoignage! Puis-je rêver un instant qu’il y aura une place Dominique Venner à l’instar de ce Mohamed Bouazizi??

      1. Cril17

        Si je peux me permettre une taquinerie qui serait totalement déplacée si vous ne la gardiez pas pour vous, compte tenu de la gravité extrême de l’heure et que je vous prie donc de garder pour vous !

        Je pourrai ajouter à votre rêve celui que la Ville de Paris abroge sa décision par laquelle elle a refusé, il y a quelques années de donner le nom de Louis XVII à un quelconque lieu de Paris, fût-ce une impasse ! …

        Mais chère Christine – si je peux me permettre – ne voyez dans ceci qu’une simple taquinerie intellectuelle ! Je suis persuadé que vous comprendrez facilement que je n’ai pas pu résister à la tentation de ce rapprochement qui m’était offerte, d’autant plus que mon saint de prédilection n’est autre que le bon larron ! …

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