Le Cercle Laïcité et République sociale prend position sur la marche du 10 novembre contre le fascisme islamique


Le Conseil d’Administration du cercle Laïcité et République sociale a décidé le samedi 20 octobre 2012 de prendre position sur cette marche contre le fascisme islamique organisée le 10 novembre par l’association Résistance Républicaine, après un mois de consultation de la centaine d’adhérents du cercle : celle de la soutenir, avec certaines réserves, mais de la soutenir quand même en l’état.

 Nous ne cachons pas certaines divergences avec l’association Résistance républicaine, organisatrice de cette marche, notamment sur sa complaisance avec les représentants catholiques. Nous ne partageons pas toujours certains écrits de Riposte Laïque, et regrettons que la parole de gauche n’y soit pas plus présente. Nous sommes aux antipodes des valeurs régionalistes de certains signataires de l’appel, militant pour une république sociale une et indivisible. Nous savons donc qu’en soutenant cette initiative, nous allons défiler avec des personnes avec qui nous ne partageons absolument pas le même projet de société.

 Mais à l’image de la Résistance française entre 1940 et 1945, le rassemblement contre le Nazisme a réuni dans l’action les communistes staliniens, les fascistes du colonel François de LAROQUE jusqu’ aux anti républicains partisans d’un statut spécifique des juifs dans la communauté nationale prônée par Henri FRESNAY (comme le rappelle Daniel CORDIER, secrétaire de Jean MOULIN dans ses écrits sur la Résistance) , en passant par les socialistes, les démocrates-chrétiens, les francs-maçons, et bien d’autres courants.

 C’est ce rassemblant qui a sauvé l’honneur de la France avec les gaullistes de la France libre, alors que les DORIOT, les DEAT se vautraient dans la collaboration avec des socialistes, des communistes et toute une droite collaborationniste, et avec une hiérarchie catholique sans complexe. Nous pensons revivre cette situation actuellement avec nombre d’associations et mouvements qui sont soumis à ce fascisme islamique que soutient la pensée unique de nos élites.

 Face à des organisations islamo-gauchistes, qui osent se dire anti-racistes, plus proches d’un néo-pétainisme de soumission au fascisme islamique que d’une idéologie de défense des droits de l’homme, il nous apparaît indispensable de se démarquer d’eux publiquement pour sauver l’honneur de la gauche laïque et républicaine .

Nous ne serons pas des « juifs déboussolés » à l’image de l’Union Juive pour la Paix qui soutient la lutte du HAMAS en Palestine, alors que la Charte de cette organisation terroriste inscrit comme objectif l’assassinat des juifs, des communistes et des francs-maçons, en condamnant explicitement l’action émancipatrice de la République française. A cette occasion nous prenons clairement position contre le fascisme islamique sans hypocrisie en nous joignant à toute action contre ce fascisme dans le cadre de la laïcité émancipatrice et des valeurs républicaines.

 Notre cercle de réflexion, même d’une centaine de membres, comporte en son sein des musulmans affichés, mais républicains, et des laïques maghrébins qui sont bien sur la bête noire des organisations islamiques. C’est aussi en pensant à eux que nous avons pris nos responsabilités, comme nous l’avions fait le 18 décembre 2010 lors des assises internationales contre l’islamisation de nos pays. Que la marche du 10 novembre soit une réussite, il en va de l’avenir de notre modèle démocratique.

 Vive la République française laïque, sociale et indivisible

 Le 20 octobre 2012.

 Hubert SAGE

Président du Cercle Laïcité et République sociale

Organe de réflexion de la gauche laïque et républicaine

 

 

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.


16 thoughts on “Le Cercle Laïcité et République sociale prend position sur la marche du 10 novembre contre le fascisme islamique

      1. 23bixente23

        oui certes, mais à chaque fois ils se rapprochent un peu plus de leur but qui est de nous faire avaler l’appât, la ligne et la canne… surtout qu’on parle des pires dhimmis qui soient: l’ONU…
        rien ne garantit en l’état qu’ils ne parviendront pas à « se payer » l’ONU et mettre en place le délit de blasphème (de l’islam, car, comme vous le savez déjà, l’islam est lui-même un blasphème du judaïsme et du christianisme…).
        à ce titre restons prudent, et aidons particulièrement l’ICLA qui a pour but de parler avec tous ces décideurs internationaux et de lutter ouvertement (et efficacement !) contre le machin OCI !

  1. POLLETT DanielPOLLETT Daniel

    Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au cœur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas

    Louis Aragon nous a laissé ce poème magnifique : « La rose et le réséda », il exprime fort bien l’essentiel.

  2. Ma liberté de penser

    « ….. celle de la soutenir, avec certaines réserves, mais de la soutenir quand même en l’état »…….

    « Que la marche du 10 novembre soit une réussite, il en va de l’avenir de notre modèle démocratique ».

     » Vive la République française laïque, sociale et indivisible…. »
    ——————————-
    Pas mal ! Finalement la laïcité va l’emporter sur les préjugés et la politique de fond….. et c’est bien cela le principal…..

  3. POLLETT DanielPOLLETT Daniel

    Quand les blés sont sous la grêle
    Fou qui fait le délicat
    Fou qui songe à ses querelles
    Au cœur du commun combat
    Celui qui croyait au ciel
    Celui qui n’y croyait pas

    Louis Aragon nous a laissé ce poème magnifique où figure l’essentiel.

    1. eiram

      Je suis d’accord avec vous.Les communistes et l’UMP ont voté ensemble au sénat pour s’opposer à une loi scélérate du PS. Quand la cause est bonne, on peut laisser de côté ce qui nous sépare. L’essentiel est le but à atteindre.

  4. Padrones Christian

    Moi je suis comme dans le film où chante Bourvil : Catholique et Français toujours !
    Ce qui ne m’empêchait pas d’être et d’aller à l’école laïque !!!
    Les résistants de gauche…
    Je ne lirais donc plus votre canard !
    Adieu Kamarades !!!

    1. resistancerepublicaine

      ????? si je vous suis bien vous auriez refusé d’entrer dans la Résistance en 40 pour ne pas côtoyer des gens de gauche ? Je vous signale à toutes fins utiliser l’initiatrice de l’appel à la marche, moi en l’occurrence, est de gauche, même si je ne vote plus à gauche depuis pas mal de temps et même si je renie cette gauche qui n’est plus de gauche !

  5. Padrones Christian

    Ici aussi il y a une censure ? Oh on trouve un mot ; validation. On s’exprime donc suivant le courant de votre pensée.
    Celle du paradis du prolo certainement ?

    1. resistancerepublicaine

      Ai-je le droit de dormir et de ne valider les commentaires que réveillée ?????????????????????

  6. POLLETT DanielPOLLETT Daniel

    Moi aussi mes idées sont à gauche, et je ne vote plus depuis longtemps pour ces traîtres, ces usurpateurs du parti de Jean Jaurès, voyez ce qu’ils en ont fait!
    « Validation », cela engage la responsabilité pénale du site et de sa responsable, cela garantit aussi la cohérence, il n’y a pas lieu de se vexer. Encore une fois, permettons à Christine quelques repos!

  7. Gilles

    « les fascistes du colonel François de LAROQUE » ??? Il faudrait arrêter de continuer à véhiculer les litanies staliniennes éculées et plutôt connaître l’histoire de ceux que l’on n’aime pas. Comme d’habitude, les clichés ont la vie dure ; on récite le vieux bréviaire marxiste oubliant la période du pacte germano-soviétique… Lire au contraire l’ouvrage que Jacques Nobécourt consacre au colonel de La Roque.
    L’erreur de De La Roque a été d’avoir eu des illusions sur le régime de Vichy (il ne fut pas le seul, à droite comme à gauche). Mais il a ouvert les yeux sur la réalité du régime (à la différence des communistes sur le stalinisme) ce qui l’amena à changer de cap en 1942 et à commencer une activité de résistance : il entra en contact avec l’Intelligence Service. Soupçonné de résistance, De La Roque fut arrêté le 9 mars 1943 par la Sipo-SD (improprement appelé en France « Gestapo »). Détenu à Moulins, puis Fresnes, interné ensuite en Tchécoslovaquie (château d’Eisemberg), puis à Itter (Autriche), il fut libéré le 7 mai 1945 par la 103e division américaine, il retourne dans la France libérée deux jours plus tard.
    Placé en internement administratif par ses opposants politiques jusqu’au 31 décembre, il est assigné à résidence et décède quelques mois plus tard, le 28 avril 1946, des suites de ses années de détention ainsi que d’une intervention chirurgicale mal cicatrisée.
    Le colonel de La Rocque est décoré à titre posthume, en 1961, de la médaille des déportés et se voit attribuer la carte de déporté-résistant, qui lui avait été refusée de son vivant. Le général de Gaulle lui rendra d’ailleurs hommage en tant que chef de l’État, reconnaissant l’action résistante que le défunt avait menée.

      1. Gilles

        Méfions-nous des interprétations hâtives sur cette période. Il n’y avait pas le camp du bien contre celui du mal. Il faut parler de ces période de façon dépassionnée, le temps aidant (en principe).
        Ainsi, la mention de la « hiérarchie catholique » citée dans le communiqué me paraît des plus « ambigües ». S’il s’agit de ranger l’ensemble de la hiérarchie catholique dans le camp des Doriot et Déat, je trouve cela assez « gonflé ».
        Il faut rappeler qu’à la mort du pape Pie XII, bon nombre de personnalités éminentes d’origine juive dont Golda Meir, premier ministre israélien, ont rendu hommage au courage du pape défunt.
        Toutes ces images faussées sont à resituer dans le contexte de l’époque (guerre froide). Pour reprendre le cas du pape Pie XII, il est communément admis que les critiques sur ses éventuels silences ont commencé avec une pièce de théâtre intitulée « Le Vicaire », œuvre de Rolf Hochhuth, un jeune dramaturge allemand à la personnalité d’ailleurs assez controversée. Il la fit jouer en 1963, soit cinq ans après la mort du pape Pie XII, au moment où se tenait (comme par hasard) le concile de Vatican II. L’auteur allemand a voulu dénoncer l’attitude du pape face au nazisme et à la Shoah en tentant de démontrer que Pie XII avait failli à sa mission de vicaire.
        À travers l’attaque de la personne du Saint-Père Hochhuth visait l’Église catholique dans son ensemble qu’il accusait d’avoir failli à sa mission universelle de charité. En fait, on pense que l’auteur de la pièce aurait été manœuvré par les services de désinformation du K.G.B. et plus généralement par les adversaires de l’Église (le script aurait été inventé sur la base de documents envoyés à Moscou par les renseignements roumains).
        Je pense que nous avons à travers ce cas, la (première ?) manifestation du concept de « repentance » qui fait tant florès aujourd’hui en France.

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