De l’islam à l’islamisme.


Suite aux évènements dramatiques qui ont coûté la vie à sept personnes innocentes, les représentants du culte musulman sont rapidement intervenus pour éviter les amalgames. Ils ont condamné ces assassinats tout en demandant que l’islam ne soit pas mêlé à ces crimes.

Je pense qu’il est important de revenir sur l’évolution de cette religion durant les trente dernières années. Les premières générations de musulmans étaient discrètes : il n’y avait ni demande de nourriture halal, ni prières dans les rues ou autres revendications. Tout allait bien dans une République laïque.

Puis, l’augmentation du nombre de musulmans étant exponentielle (triplement en trente ans) et d’autres générations plus demandeuses ont poussé le gouvernement français à créer le Conseil Français du Culte Musulman pour gagner en visibilité et lisibilité.

Le CFCM est donc la vitrine officielle de l’islam en France et, au-delà de ses déclarations revendiquant un islam modéré ainsi qu’une reconnaissance, regardons les faits concrets de cette structure. Il est primordial de juger sur les actes et non simplement sur les paroles.

Prenons exemple sur le concept du halal qui défraie tant la chronique et regardons comment le CFCM démontre sa modération au travers de la « Charte d’hygiène et de qualité HALAL du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) ».

 

Ce document est primordial pour comprendre la logique des musulmans de France. Prenez le temps de le lire !

 

On y apprend que : « Le Halal est un moyen et une condition pour cheminer vers Le Créateur et revêt donc une importance fondamentale pour les musulmans ». Nous sommes bien loin des cinq piliers de l’islam, seules obligations « officielles » mises en avant par les musulmans eux-mêmes !

 

Cette charte, faisant autant référence au coran qu’à certains hadiths (Al-Boukhari), impose entre autre des sacrificateurs musulmans, des vérificateurs musulmans également ainsi qu’un lieu de stockage fermé pour s’assurer que les outils d’abattage ne soient pas en contact avec des éléments impurs. On se retrouve dans la même configuration que les Quicks halal (qui appartiennent à l’état français) dans lesquels, la nourriture non halal est préparée ailleurs et vendue sous scellés…

 

Ces demandes ne proviennent pas de fondamentalistes musulmans mais des représentants modérés de l’islam en France.  Parallèlement, Le Haut Conseil à l’Intégration a rendu un rapport, en septembre 2011, alarmant sur les revendications religieuses à l’école et dans les entreprises. Il y a trente ans, les musulmans se contentaient (sur le plan alimentaire) de ne pas manger de porc, aujourd’hui, ils demandent à manger de la viande certifiée halal (croissance de 10% du marché en trois ans).

On notera donc quatre éléments majeurs :

  1. Les musulmans sont passés de 3,6% de la population en 1988 à 10% aujourd’hui, soit un triplement.

  2. Sur  le terrain de plus en plus de revendications.

  3. Les représentants officiels musulmans appliquent ouvertement de plus en plus les préceptes de leur religion.

  4. Les non musulmans, au nom de la tolérance et du multi culturalisme, acceptent de plus en plus les revendications et préceptes, y compris la souffrance animale et la taxe halal.

Cette charte du halal est représentative d’une radicalisation des pratiques. Il est primordial de signaler que c’est le CFCM lui-même qui les met en place et il n’est plus surprenant, dès lors, de trouver ceci sur le site de la plus grande mosquée de France :

« Pour un musulman, tous les aspects de la vie, le matériel et le spirituel, la religion et l’état, sont liés, car tout appartient à Dieu, et à Lui Seul. L’Islam donne des directives précises à suivre dans chaque domaine de la vie : au niveau individuel, moral, social, politique,
économique,
… »

 

Ces directives proviennent des mêmes sources que pour le CFCM : le coran et la sunna. Plus précisément, il s’agit de la charia. Vous pouvez trouver des extraits du coran dans ce lien et si vous doutez de la version des versets, vous pouvez vérifier leur exactitude sur le site du CFCM .

 

 Ma démarche est de questionner sur l’islam et sa montée en puissance. Comment peut-on dissocier islam et islamisme tout en appliquant une partie de ses textes et tout en en rejetant une autre ? Un médecin dissocierait il l’alcool de l’alcoolisme ?

 

Cette évolution de l’islam, tant sur le terrain que chez ses représentants, correspond à la vie de Mahomet. Il s’agit d’un élément clef pour comprendre cette religion. Dans un premier temps, Mahomet n’était pas écouté et avait peu de fidèles, c’est dans cette période qu’il a produit les versets les plus pacifiques. Puis, il a été chassé de la Mecque, période qui s’appelle l’hégire. C’est à ce moment qu’il est devenu un chef de guerre et dans lequel il a produit des versets agressifs.

 

C’est là qu’il est important de comprendre le principe d’abrogation des versets. Mahomet était de plus en plus violent et ses derniers versets étaient en contradiction avec les premiers, voici ce que dit le coran :

« Nous n’abrogeons aucun verset, Nous n’en faisons oublier aucun sans le remplacer par un autre qui soit meilleur ou équivalent. Ne sais-tu pas que Dieu est tout puissant ? »

 

La clef de la compréhension de l’islam est là ! Tant que les musulmans étaient minoritaires, ils prônaient l’amour et le respect de l’autre. Dès lors qu’ils gagnent en puissance, à l’époque c’était par les armes, aujourd’hui par le nombre et les soutiens politiques, un certain nombre d’entre eux appliquent les derniers versets de Mahomet qui mettent en place la charia.

 

On retrouve cette logique dans l’alimentation, le travail, l’école etc. On la retrouve également dans la demande du grand mufti d’Arabie Saoudite de détruire les églises en Arabie, en Tunisie, Lybie, Maroc, Algérie d’instaurer la charia dans la constitution.

 

Tout cela n’est qu’un enchaînement écrit il y a des siècles et qui est même décrit dans « la division du monde dans l’islam ». Document à lire…

Ce texte n’est pas exhaustif mais il est basé sur des faits et des documents produits par des musulmans modérés.

 

Je terminerai par cette blague connue :

Un patient se rend chez son médecin et lui dit qu’il a mal quand il se touche la tête, la jambe, le ventre ou le bras. Le médecin lui rétorque que c’est normal puisqu’il a le doigt cassé.

Polygamie, prières dans les rues, revendications halal, à l’école, au travail, financements de mosquées, voile intégral ou voile dans les institutions etc etc

Est-ce notre société qui est malade ?

Anthonin Lamoureux

 

 


 

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Christine Tasin

Présidente de Résistance républicaine ; professeur agrégé de lettres classiques.